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historique des acquisitions

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acquisitions de l'année 2015

Jean-christophe NORMAN

Biographie, 2014

Installation comprenant de 11 à 50 huiles et encaustiques sur toile de lin ou de coton tendu sur châssis bois. • Pour chaque peinture : environ 16 x 22 x 2 cm, poids : environ 200 grammes
Dimension de l'installation : variable • 2015 • Les différentes peintures de l'oeuvre intitulée Biographie matérialisent certaines sensations éprouvées par l'artiste lors de ses déambulations dans de grands ensembles urbains à travers le monde. Au premier regard, ces tableaux peuvent nous apparaître comme des peintures de paysages classiques, ils sont en réalité la transcription de sensations lumineuses ressenties durant ses explorations. Les marches, dont il est question dans cette série, sont aussi bien des marches récentes qu'anciennes, allant jusqu'aux souvenirs d'enfance. Les éléments architecturaux sont laissés de côté au profit des variations lumineuses additionnées dans la mémoire des déplacements. Cette série relève de véritables récits de voyages, nous livrant l'atmosphère et l'ambiance d'un lieu à un moment donné et au cours d'une expérience particulière. Le format des tableaux, que l'artiste qualifie lui-même de « format poche », a été choisi pour faciliter leur transport et ne pas freiner la déambulation. De manière plus générale, la question du format et de la mobilité est une question récurrente dans la pratique de Jean-Christophe Norman. Cette série, pour la première fois dévoilée n'a pas de fin. Elle est amenée à se prolonger, et être complétée au gré de ses voyages à venir.

n° inv. : 2015-1-1 (1 à 50)

Katie PATERSON

Candle (from Earth into a Black Hole)
(Bougie - de la terre aux trous noirs)
, 2015

2 bougies odoriférantes • Hauteur : 2 x 28,9 cm ; Diamètre : 2 x 3,3 cm ; Poids : 215 grammes • 2015 • "Candle (from Earth into a Black Hole)" est une pièce que Katie Paterson présente ici pour la première fois. Afin de la réaliser, elle s'est entretenue avec des astronautes ainsi que divers scientifiques dans le but de collecter un maximum d'informations sur les odeurs émanant des planètes
et de l'espace. L'artiste a ensuite reconstitué les odeurs
hypothétiques des différentes planètes et a envoyé ses descriptions à un biochimiste qui en partant des éléments transmis lui a confectionné une bougie parfumée.
Cette bougie se compose de 23 couches successives ; la plus haute est la terre, suivent ensuite les nuages, les couches atmosphériques, la lune ainsi que les planètes.

n° inv. : CE-2015-1-1 (1 à 2)

Susanna FRITSCHER

Capture / The Eyes, 2014

Installation : 6 bandeaux de fils tendus entres 12 accroches d'acier peint fixées au mur • Dimensions variables • 2015 • L'installation se compose de 11 kilomètres de fils de 0,15 millimètres d'épaisseur disposés tous les 4 millimètres. Ils forment tous les deux mètres des suites de surfaces de fils tendus dans l'espace. Ces filaments bruts constituent la matière première de la pièce. Ils ont la propriété d'accrocher la lumière qui révèle ainsi ce dispositif quasiment invisible à l'oeil nu.
Le visiteur est invité à se faufiler sous le dispositif, à évoluer dans l'espace pour percevoir, selon sa position et les perspectives qui s'offrent à lui, les différentes formes de cette installation troublante. Cette pièce à la fois captivante et hypnotisante donne une impression de scintillement flottant au-dessus du sol.
Susanna Fritscher propose ici une version légèrement différente de l'oeuvre Crossing / The Eyes exposée au Frac Corse jusqu'au 30 octobre 2014. L'installation, comme toujours dans son travail, s'adapte au lieu dans lequel elle est montrée. Dans le cadre de cette exposition, les fils qui la composent ne se croisent pas comme dans la première version. L'effet produit est alors différent, son titre est lui aussi repensé et adapté (Capture / The Eyes).

n° inv. : 2015-1-5

Hans SCHABUS

Die Konstruktion des Himmels, 1994

Installation : règle d'architecte, lampe, câble électrique, 24 boules de cire • Dimensions variables • 2015 • Composée de boules de cire de différentes tailles, dispersées en fonction de l'espace, autour d'une règle d'architecte et d'une lampe, cette oeuvre de Hans Schabus convoque une nouvelle fois l'atelier comme point de départ et d'arrivée. La règle d'architecte devient le pivot de l'installation. Poétique et légère, elle renvoie à différentes temporalités : celle de la découverte de la constellation au XVIIIeme siècle, aussi par l'usage de la cire, utilisée à l'époque pour réaliser les organes des modèles anatomiques ; celle intemporelle de la relation de l'artiste à son atelier. L'espace est aussi un des éléments qui constitue l'oeuvre, comme dans beaucoup d'oeuvres d'Hans Schabus, à la fois dans sa dimension physique et mentale. Le visiteur est invité à déambuler entre les boules de cire, à se mesurer à une forme d'immensité qui est ramenée ici à l'échelle humaine.

n° inv. : 2015-1-9

Marie VELARDI

Futurs Antérieurs, XXIe siècle, 2006 - 2015

Impression laser et textes manuscrits à l'aquarelle sur papier • 41 x 551 cm • 2015 • L'oeuvre est un frise chronologique imaginaire du XXIeme siècle. Les faits mentionnés dans cette frise sont des éléments issus de la littérature, du cinéma....

n° inv. : 2015-1-13

Régis PERRAY

La Patinoire, 2014

Estrade de bois récupérée, 4 paires de patins de feutres (2 paires adultes, 2 paires enfants) • Estrade : 16,2 x 99 x 79,8 cm (Plateau : 2,1 x 99 x 79,8 cm - Montants : 14,1 x 97,8, 79 cm) ; poids : 29 kg
Patins adultes : 29 x 15,3 cm ; poids : 35 grammes
Patins enfants : 21,3 x 11,3 cm ; poids : 20 grammes • 2015 • « A la recherche des détails, des petites beautés du lycée avec les élèves, j'ai découvert une vieille estrade en partance pour la déchetterie.
Avec les élèves, nous avions réalisé de nombreuses images pour le projet. Parfois, pendant un projet pédagogique, je rencontre un lieu, un espace, un objet qui me permet de mettre en route un projet plus personnel et de réaliser une oeuvre qui soit une partie de mon chemin. Ainsi, je renoue avec ma production de pièces sur le territoire de la Franche-Comté après ma résidence de 6 mois à Villers sur Port avec la Résidence Amalgame et le Frac en 2007.
Il était clair que je devais sauver cette estrade pour en faire une patinoire, comme un espace de détente, de glissade, de joie alors que cela a pu être parfois un espace difficile pour l'enfant que j'étais (réciter une poésie,résoudre une opération au tableau...).
Depuis mon premier patinage artistique au Musée des Beaux-Arts de Nantes en 2000, je réactive les parquets de musées, de salles de mariage pour glisser sur des patins en laine / feutre et comme ici, inviter le spectateur à s'amuser et participer à l'entretien de la surface en bois. » Régis Perray

n° inv. : 2015-1-2 (1 à 9)

Esther FERRER

Perfiles - version B, 2015

Encres de chine sur mur • Dimensions variables
Dimensions minimales de l'oeuvre sur chaque mur : 3 mètres
Patron : hauteur : 172 cm - largeur : 54,5 cm • 2015 • Figure majeure de la performance, Esther Ferrer fit partie du groupe ZAJ de 1967 à 1997. Ce groupe né sous la dictature franquiste privilégiait les performances et la musique expérimentale. Influencés par John Cage et Marcel Duchamp, les membres de ZAJ s'inscrivaient dans la mouvance Fluxus. Le travail d'Esther Ferrer est proche de cet esprit, à savoir « un art sans compromis, brut, pour ne pas dire brutal, parfois violent et éminemment engagé». La question du corps et ses limites est prépondérante dans son oeuvre ; elle les expérimente notamment à travers la répétition.La pièce Perfiles présentée ici, fait partie d'une série du même nom composée de dessins muraux, réalisés à l'encre de Chine et déclinés sous différentes formes. Ici le contour de la double silhouette de l'artiste est reproduit dans un angle de la salle, puis le contour de ce contour et ainsi de suite, jusqu'à ce que le dessin envahisse la totalité du mur.
Avec la série Perfiles, Esther Ferrer matérialise une vision qu'elle a eue enfant : «En cours de biologie, on lui parle d'ondesémises par le corps. Elle s'imagine entouréede lignes contournant sa silhouette, s'agrandissant à mesure qu'elles s'éloignentd'elle. C'est un corps qui se déploie dans l'espace et qui disparaîtra un jour. Accompagnant cette disparition, les traits du mural s'effacent progressivement ».

n° inv. : 2015-1-4 (1 à 2)

Dominique BLAIS

Phases of the moon, 2012 - 2016

30 enveloppes timbrées avec cachet de cire contenant une carte tamponnée et signée • Dimensions variables • 2015 • L'artiste débute une correspondance quotidienne avec le Frac lorsqu'une nouvelle lunaison commence. L'oeuvre - correspondance épistolaire - comprend systèmatiqument une carte tamponnée et signée à l'intérieur d'une enveloppe dont le timbre représente la phase de la lune correspondant à la date du voyage de la lettre, l'oblitération par les services postaux constituant l'activation de la pièce jour après jour.

n° inv. : 2015-1-14

Isabelle GIOVACCHINI

Quid sit lumen, 2010

4 tirages argentiques RC noir et blanc contrecollés sur aluminium • 65 x 65 cm • 2015 • L'artiste a photographié un théréministe jouant sa propre composition. Au moment du développement de ses photographies, l'artiste a utilisé la technique du masquage consistant à déplacer les mains au-dessus de la photo en cours de développement. Elle a ainsi effacé tout le reste de la photo sauf les mains du musicien, tout juste encore visible.

n° inv. : 2015-1-10 (1 à 4)

Bernard PIFFARETTI

Sans titre, 2003

Acrylique sur toile • 201 x 455 x 4 cm • 2015 • Bernard Piffaretti se dit peintre traditionnel : il fait des tableaux avec de la couleur, une toile, un châssis, des motifs... sans autre visée que de produire indéfiniment. Mais comment traverser le temps sans être dans la redite (de l'histoire de l'art ou de soi-même) ? A cette question, Bernard Piffaretti tente depuis 30 ans une réponse à travers une méthode : redire, justement, c'est-à-dire, refaire, à l'intérieur même du tableau, tous les actes de la peinture une seconde fois. Ainsi, chaque toile est séparée par une ligne de partition qui coupe le cadre de l'image en deux : d'un côté de la toile, indifféremment à droite ou à gauche, il peint un motif imaginé spontanément ; de l'autre, il reproduit le plus fidèlement possible ce motif, avec toute la concentrationrequise pour rejouer chaque décision, retrouver la succession du passage des couleurs et les hasards premiers, qui par ce simple acte de répétition, n'en sont plus.

n° inv. : 2015-1-3

Marie LUND

Stills, 2013

Rideau monté sur châssis • 120 x 200 x 5 cm • 2015 • "Stills" est constitué d'un rideau trouvé au sein d'une ancienne université au Danemark aujourd'hui détruite. Le rideau - simplement sélectionné par l'artiste - a ensuite été monté sur châssis, sans subir aucune intervention sa part. C'est le temps et le soleil qui a transformé le rideau et lui donne cet aspect à la fois pictural et photographique.

n° inv. : 2015-1-11

Julian CHARRIÈRE

The Key to the Present Lay in the Future, 2014

Installation : 13 sabliers de verre brisés contenant des fossiles de 13 périodes géologiques • Dimensions variables (environ 2 mètres) • 2015 • "The Key to the Present Lay in the Future" consiste en 13 sabliers contenant du sable de 13 périodes géologiques, lancés par l'artiste contre un mur. Ne restent que les débris de verre et les vestiges sablonneux de tous ces temps soudain réunis en un même site et en un même instant par la force d'un geste. Le sablier à lui seul constituant déjà cette métonymie parfaite du lien entre temps et espace, puisqu'il permet de mesurer l'intervalle de temps par un déplacement de matière. L'oeuvre renvoie au travail de Robert Smithson, notamment à ses refexions sur la question du non-site, et rappelle une de ses oeuvres en particulier, "Hypothetical Continent (Map of Broken Glass : Atlantis)", qui date de 1969, amas de tessons de verre qui forment la cartographie fictive d'un continent perdu.

n° inv. : 2015-1-12 (1 à 39)

Béatrice BALCOU

Untilted Ceremony # 07, 2015

Performance, sculpture de bois intitulée "Cars Non Finito Placebo", oeuvre empruntée à la collection du Frac Franche-Comté, assises • Durée de la performance : 30 minutes
Cars Non Finito Placebo (sculpture placebo) : 130 x 30,5 x 30,5 cm • 2015 • ""Untitled Ceremony #07" fait partie de la série de performances que l'artiste nomme les "Cérémonies sans Titre". Toutes sont suivies d'un numéro. Chacune développe une temporalité particulière, qui advient autour d'un évènement : celui de la mise en exposition d'une oeuvre choisie préalablement dans une collection d'art, publique ou privée : une peinture, une sculpture, une installation, etc. Béatrice Balcou réalise ces cérémonies pour un public restreint. Les gestes qu'elles convoquent sont concis, lents, conscients de la distance et de la trajectoire à effectuer, et créent un espace-temps propice à une contemplation collective de l'oeuvre.
Parallèlement à chacune de ces cérémonies, est exposée, dans un espace annexe, ce que Béatrice Balcou appelle « l'oeuvre placebo », une réplique de l'oeuvre empruntée. Cette copie, qui n'en est pas une, n'a nulle vocation à se substituer à ce qu'elle imite. Réalisée entièrement en bois et polie à la main, elle donne à voir le geste qui l'a façonnée et qui la manipule. Son but premier est l'apprentissage des gestes. L'artiste s'en sert pour s'exercer à faire le « geste juste » avant de travailler avec l'oeuvre originale.
Lorsque cette oeuvre placebo est exposée, son statut devient autre. D'objet utile, elle devient oeuvre de médiation. D'un côté, elle révèle, par sa différence et sa soi-disant neutralité, la matérialité de l'oeuvre originale : ses textures, ses brillances, ses transparences. D'un autre côté, elle catalyse en elle toutes les images mentales que l'on se fait de l'oeuvre originale. Elle devient comme une sculpture fantôme de l'original." Béatrice Balcou

n° inv. : 2015-1-15 (1 à 2)

Guy de COINTET

Untitled [10], vers 1969 - 1970

Vidéo : original sur film super 8 transféré sur fichier numérique couleur, muet sur moniteur, sur écran plasma, en vidéoprojection • durée: 3' (en boucle) • 2015 • Les chiffres font partie intégrante du travail de Guy de Cointet ; ils incarnent un langage à part entière et ont été explorés par l'artiste dans leur relation aux mathématiques et aux systèmes de codage. Ils apparaissent également dans les performances à travers différents accessoires. Ce film fait partie d'une série plus large de 12 films au total (dont seulement 9 ont été retrouvée). L'artiste enregistre le passage du temps en filmant individuellement les chiffres d'une horloge. L'horloge en tant que telle disparaît, se disperse dans la multiplicité des films, et le temps que l'horloge mesure se retrouve distillé également dans les fragments filmiques. Les chiffres en tant que signes graphiques sont au centre du travail et acquièrent par ce biais une dimension métamorphique et mystérieuse.

n° inv. : 2015-1-8

Guy de COINTET

Untitled [3], vers 1969 - 1970

Vidéo : original sur film super 8 transféré sur fichier numérique couleur, muet sur moniteur, sur écran plasma, en vidéoprojection • durée: 3' (en boucle) • 2015 • Les chiffres font partie intégrante du travail de Guy de Cointet ; ils incarnent un langage à part entière et ont été explorés par l'artiste dans leur relation aux mathématiques et aux systèmes de codage. Ils apparaissent également dans les performances à travers différents accessoires. Ce film fait partie d'une série plus large de 12 films au total (dont seulement 9 ont été retrouvée). L'artiste enregistre le passage du temps en filmant individuellement les chiffres d'une horloge. L'horloge en tant que telle disparaît, se disperse dans la multiplicité des films, et le temps que l'horloge mesure se retrouve distillé également dans les fragments filmiques. Les chiffres en tant que signes graphiques sont au centre du travail et acquièrent par ce biais une dimension métamorphique et mystérieuse.

n° inv. : 2015-1-6

Guy de COINTET

Untitled [7], vers 1969 - 1970

Vidéo : original sur film super 8 transféré sur fichier numérique couleur, muet sur moniteur, sur écran plasma, en vidéoprojection • durée: 3' (en boucle) • 2015 • Les chiffres font partie intégrante du travail de Guy de Cointet ; ils incarnent un langage à part entière et ont été explorés par l'artiste dans leur relation aux mathématiques et aux systèmes de codage. Ils apparaissent également dans les performances à travers différents accessoires. Ce film fait partie d'une série plus large de 12 films au total (dont seulement 9 ont été retrouvée). L'artiste enregistre le passage du temps en filmant individuellement les chiffres d'une horloge. L'horloge en tant que telle disparaît, se disperse dans la multiplicité des films, et le temps que l'horloge mesure se retrouve distillé également dans les fragments filmiques. Les chiffres en tant que signes graphiques sont au centre du travail et acquièrent par ce biais une dimension métamorphique et mystérieuse.

n° inv. : 2015-1-7