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historique des acquisitions

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acquisitions de l'année 2013

Mohamed BOUROUISSA

ALL-IN
(Tout-compris)
, 2012

Projection vidéo : vidéo, couleur, son, en vidéoprojection • durée: 5'41'' • 2013 • Mohamed Bourouissa, photographe et vidéaste met en scène la banlieue. Il traite de la problématique du rapport de force entre sa population et l'autorité et pose la question de la mécanique du pouvoir au travers d'images iconiques à l'esthétique particulièrement travaillée qui font souvent référence à Géricault ou au Caravage.
Dans une relation critique à l'image mass-média, il prend pour sujet de ses photographies et de ses vidéos des personnes laissées pour compte à la croisée de l'intégration et de l'exclusion.
Intitulée ALL-IN, elle reprend le titre d'une vidéo réalisée à l'occasion de Nuit Blanche pour la Monnaie de Paris, filmée dans les salons du Quai Conti et à l'usine de Pessac où sont frappées les pièces de l'euro.
Construite comme un clip, cette oeuvre est cadencée par la chanson Foetus de Booba, l'un des tenants du rap français.
ALL-IN constitue une observation de la création de l'image, celle du portrait de Booba dessiné par Mohamed Bourouissa et inscrit dans le métal grâce aux techniques et aux savoir-faire des maîtres graveurs de la Monnaie de Paris. Le film invite à découvrir l'envers du décor de la fabrication des pièces de monnaie. La vidéo se développe avec lenteur et précision - à l'instar du travail artisanal et minutieux que demande leur fabrication. Elle est rythmée par les différentes étapes de la fabrication d'une pièce à l'effigie du rappeur, et s'achève par le déversement de cette pièce sur les vestiges d'une fête. Cette vidéo, selon les termes de Mohamed Bourouissa, « un anarchisme libéral » où la réussite individuelle passe par l'argent comme paradigme de nos sociétés occidentales.

n° inv. : 2013-1-4

Katie PATERSON

As the World Turns, 2010

Tourne disque modifié, vinyle 33 tours • Tourne disque • 12 x 41 x 32 cm(Tourne disque) • 2013 • Un tourne-disque tourne en synchronisation avec la terre effectuant une révolution en 24 heures tout en « jouant » Les Quatre Saisons de Vivaldi. Le disque tourne imperceptiblement. 4 ans sont nécessaires pour parcourir le vinyle du début à la fin. Le mouvement du tourne disque est tellement lent qu'il n'est pas visible à l'oeil nu, pourtant le disque tourne imperceptiblement

n° inv. : 2013-1-19

Daniel gustav CRAMER

Calendar, 2003, 2003

Sérigraphies sur papier reliés • 46 x 31,7 x 0,5 cm • 2013 • Photographe, iconographe, poète, Daniel Gustav Cramer base son oeuvre sur une fine observation de l'univers et de « moments invisibles ». C'est l'instant T qui définit l'acte de création. Utilisant un procédé du montage prédéfini, de l'ordre du cut-up, il met en jeu le hasard, et la théorie des probabilités. En découle une série d'images laissant place au suspens, comme si la terre, s'était, l'espace d'une seconde, arrêtée pour faire place au processus créatif.
Daniel Gustav Cramer part souvent d'un récit ou d'une image qu'il fait évoluer imperceptiblement. Il a recours à la série, à la fragmentation, à l'ellipse. D'une séquence à l'autre, il créé des interstices intemporels, des entre-deux propices à installer un espace imaginaire. Il invite le spectateur à s'infiltrer dans ces étroites ouvertures et à prendre ses propres chemins de traverse

n° inv. : 2013-1-7

Jean-christophe NORMAN

Cartes postales du Mont Fuji, 2013

122 cartes postales portant le tampon de l'agence Kengo Kuma & associates, signées par l'artiste, affranchies et adressées au Frac Franche Comté • Installation : dimensions variables
Carte postale couleur : 10,3 x 14,7cm • 2013 • Lors d'un séjour à Tokyo, au cours de longues dérives, Jean-Christophe Norman a collecté des cartes postales représentant le Mont Fuji. Revenu en France, l'artiste a relié par la marche le Frac Franche-Comté (Besançon) au Frac Provence-Alpes-Côte d'Azur (Marseille) entre avril et mai 2013. Chaque fois qu'une boîte à lettres se trouvait sur son parcours, il a posté une carte postale. Dans la moitié nord du parcours, elles ont été envoyées à Marseille et ont été inversement expédiées à Besançon dans la partie méridionale.

Outre leurs missions, les Frac Franche-Comté et Provence-Alpes-Côte d'Azur ont en partage Kengo Kuma, l'architecte de leur nouvel équipement inauguré en 2013. À cette occasion, ils ont souhaité souligner et renforcer ce lien dans le cadre d'un projet artistique symbolique confié à Jean-Christophe Norman. Avec Cartes postales du Mont Fuji, l'artiste prolonge sa pratique « infiltrante » avec une proposition discrète et presque imperceptible dans un temps distendu ; un nouveau tracé, tel un dessin, sur une carte à l'échelle

Toutes les cartes postales adressées au Frac Franche-Comté sont signées par l'artiste et tamponnées par la poste. Elles comportent également le sceau de l'agence Kengo Kuma & associates.

n° inv. : 2013-1-18 (1 à 122)

John GIORNO

Dial-A-Poem, 1968 - 2012

Téléphone modifié • 15 x 27 x 23 cm • 2013 • "Dial-A-Poem a commencé à l'Architectural League de New York en 1968, au Musée d'art contemporain de Chicago en 1969, et à l'exposition «Information» au Musée d'Art Moderne de New York, organisée par Kynaston McShine, en 1970. Je publiais une série de 50 LP et albums CD appelés « Dial-A-Poem Poets » dans les années 1970 et 1980, en encourageant les gens à démarrer leur propre « Dial-A-Poem », en utilisant des extraits d'albums de poètes locaux. J'ai travaillé avec l'ingénieur du son Bob Bielecki pendant plus de 40 ans.
En 2012, dans l'exposition "Ecstatic Alphabets" au Musée d'Art Moderne de New York, organisée par Laura Hoptman, il y avait une rétrospective de Dial-A-Poem. J'ai choisi 80 poètes et 200 poèmes et de plus de 5 000 enregistrements de poèmes. Le public, utilisation les possibilités des nouvelles technologies téléphoniques (...), [pouvait] au hasard consulter 200 poèmes. En 1968, nous avions 12 lignes dures avec répondeur. Il y avait quatre téléphones dans la galerie MOMA, avec les 200 poèmes sur une puce d'ordinateur dans chacun, accessible de manière aléatoire."
Dial-A-Poem (...) était unique en ce qu'il a découvert le téléphone comme un lieu de communication de masse. Le 12 Janvier 1969, nous avons publié dans le New York Times le numéro de téléphone n°2. Nous avons reçu des millions d'appels. Le premier jour nous avons eu 250 000 signaux d'occupation à un moment donné, et la compagnie de téléphone a menacé de nous couper. Ce succès a conduit à de nombreux autres journaux et magazines critiques, à imprimer le numéro de téléphone (...). Si un usager s'ennuyait avec John Ashbery, il raccrochait et appelait de nouveau, pour écouter John Cage, William Burroughs, Jim Carroll. (...)
Avec Dial-A-Poem, je suis tombé sur les phénomènes du téléphone comme un nouveau média, reliant trois choses, la publicité, un numéro de téléphone et le contenu accessible un énorme public. Avant Dial-A-Poem, le téléphone a été utilisé un pour un. Le succès de Dial-A-Poem a donné naissance à une industrie Dial-A-chose: de Dial-A-Joke, Dial-A-thème astral, Dial-A-cotation boursière, Dial-Sports, soit près de 900 numéros payant (...). Dial-A-Poem, par hasard, a inauguré une nouvelle ère dans les télécommunications."

n° inv. : 2013-1-11

John GIORNO

Don't wait for anything, 2012

Aquarelle sur papier • 24 x 24 cm • 2013

n° inv. : 2013-1-13

Rosa BARBA

La fosse d'orchestre, 2013 - 2014

6 haut-parleurs immergés dans le Doubs et 1 haut-parleur intérieur synchronisé • Durée et dimensions variables
Durée : boucle de 10 minutes à intervalle de 20 minutes • 2013 • C'est en 2010, au Centre d'art de l'Ile de Vassivière, que Rosa Barba aborde pour la première fois la question de l'eau en transformant en écran la surface d'un lac auquel elle donne la parole.
Avec la "Fosse d'Orchestre", l'artiste donne la parole au Doubs. Dispositif sonore placé sous l'eau, "La Fosse d'Orchestre" est composée de plusieurs éléments sous-marins, métaphores d'autant de musiciens. L'eau - à l'image d'une plaque sensible - transcrit le son en jet d'eau aléatoire. L'onde acoustique se transforme en onde aquatique et offre au son une réelle plasticité. Transformé par l'action des haut-parleurs, le flux devient un tableau vivant dans lequel le son produit des formes improbables, entre chorégraphie et performance, renouvelant notre perception et notre relation à notre environnement quotidien
"La Fosse d'orchestre" obéit aux instructions du "Chef d'Orchestre", dispositif interne, installation sonore dans l'espace d'exposition dirigeant les six haut-parleurs synchronisés immergés dans le Doubs.
Créée à la fois comme une performance sonore et un morceau durable de la sculpture, La Fosse d'orchestre est une oeuvre que les visiteurs ou les résidents locaux pourront rencontrer au cours d'une promenade, les incitant à entrer au Frac et à explorer les extérieurs de la Cité des Arts...
Installation in-situ situ, l'oeuvre - une co-production Nuit Blanche et Frac Franche-Comté, a été dévoilée pour la première fois le 5 octobre 2013 à Paris à l'Ecluse des Récollets (93, quai de Valmy, Canal Saint Martin) à l'occasion de la Nuit Blanche.

n° inv. : 2013-2-1 (1 à 7)

Marylène NEGRO

La Sirène, 2013

Corne de brume électrique • (La Sirène est actionnée à chaque vernissage et évènement important 3 fois de suite pendant 7 secondes avec un intervalle de 3 secondes entre chaque appel). • durée: 27 secondes((La Sirène est actionnée à chaque vernissage et évènement important 3 fois de suite pendant 7 secondes avec un intervalle de 3 secondes entre chaque appel).) • 2013 • La sirène est une invitation au voyage, ses trois appels déploient l'espace imaginaire, mental, onirique. Entrer dans le Frac Franche-Comté, c'est comme monter à bord d'une embarcation... on se laisse porter sur la vague. »
Marylène Négro

n° inv. : 2013-1-17

Joël AUXENFANS

Le Ruban, 2013

Bois de mélèze, acier, plants de buxux sempervirens • 180 x 300 x 25 cm • 2013 • « Le Ruban (Compositions paysagères et 4 panneaux de bois) est une « peinture-paysage » commandée à Joël Auxenfans pour la gare de Besançon Franche-Comté TGV par RFF et la Fondation de France avec le soutien du Frac Franche-Comté, qui la compte désormais parmi les oeuvres de sa collection. Il s'agit d'un ruban de végétation d'une longueur de 450 mètres par 12 mètres de largeur composé de lignes de buis et de lavandins et ponctué de 4 panneaux en bois de mélèze. Pour l'inauguration de la Cité des arts, un panneau de mélèze a été également installé de façon pérenne sur le site en écho à l'installation de la gare.
Destiné au voyageur, au passant, Le Ruban est aussi une oeuvre en mouvement au sens entropique du terme. En effet, plantes, arbustes et panneaux de bois de mélèze évolueront au fil du temps ; une évolution naturelle bien sûr - les plants s'épanouissant au gré des saisons et les panneaux s'altérant aux aléas de la lumière et du climat - mais une évolution également artificielle et orchestrée puisque ces panneaux, à l'allure agraire, disposés à même le talus servent d'espace d'intervention au Frac Franche-Comté. Celui-ci les investit d'images, de textes ou de projets d'artistes qu'on laisse lentement s'effacer. Ainsi l'oeuvre de Joël Auxenfans fait-elle directement écho au projet et à la collection du Frac Franche-Comté dont la question centrale est précisément le Temps. » Sylvie Zavatta

n° inv. : 2013-1-1

Rodolphe HUGUET

Les 9 erreurs, 2012

Eclats de bouteille de champagne en verre, éclats de verre taillés • Dimensions variables • 2013 • "Qu'elles fassent l'éloge de la paresse, dénoncent la précarité ou l'aliénation, ou détournent les modes de production, ses oeuvres sont nourries de partages d'expériences, de savoir faire, de transmissions au quotidien, où qu'il se situe sur la planète -car voyager se révèle pour lui une absolue et impétueuse nécessité -. L'artiste ne s'interdit (...) encore aucun matériau ni technique, il invente, assemble, détourne, créant des objets, sculptures, assemblages hybrides et incongrus dans un processus toujours réinventé." Monique Chiron

n° inv. : 2013-1-6

John GIORNO

Life is a killer, 2012

Aquarelle sur papier • 24 x 24 cm • 2013

n° inv. : 2013-1-14

Etienne BOSSUT

Ma colonne, 2003

Résine polyester teintée • Poids de l'ensemble entre 50 et 100 kg • 370 x 86,5 x 58 cm(Poids de l'ensemble entre 50 et 100 kg) • 2013 • Ma Colonne est une oeuvre réalisée en 2003 et présentée en 2006 à Besançon sur la place de la Révolution. Cette pièce joue sur le principe de répétition d'un même motif, d'un même élément : un banal bidon, motif récurrent de l'esthétique industrielle prônée par l'artiste tout au long de son parcours. Avec humour, Etienne Bossut revisite la Colonne sans fin de Constantin Brancusi. La répétition systématique à l'infini du même motif est brusquement interrompue par un bidon menaçant, en porte-à-faux.

n° inv. : 2013-1-2

Latifa ECHAKHCH

Morgenlied (la, si, do, ré), 2012

Installation : rail d'accrochage, tiges et crochets • 200 x 500 x 2 cm • 2013 • Cette oeuvre intitulée « Morgenlied » (Chanson du matin) - et qui fait partie d'une série du même nom - reprend un système d'accrochage muséal traditionnel utilisé pour suspendre des tableaux : la cimaise métallique. L'artiste se sert ici des tiges et des crochets de suspension pour produire une composition linéaire abstraite sur le mur, semblable à une partition de musique. Grâce à la double absence, celle des peintures qui ne sont pas visibles et celle de la musique qui n'est pas audible, Latifa Echakhch révèle la puissance évocatrice du dispositif en lui-même.

n° inv. : 2013-1-9

Sylvie FANCHON

Sans titre, 2011

Acrylique sur toile • 2 x (130 x 196 cm) • 130 x 196 cm(2 x (130 x 196 cm)) • 2013 • « Ces deux tableaux appartiennent à l'ensemble en cours, des « accrochages ». Ils font référence aux accrochages du 19eme siècle dans les musées des beaux-arts, également aux empreintes que les tableaux laissent sur les murs une fois décrochés, le temps et la lumière inscrivant sur les murs la mémoire de ces accrochages, et également aux cadres photos dans lesquels sont glissés des portraits ici absents.
Ces deux tableaux sont des « positifs négatif » ou des « recto-verso » l'un étant fond blanc forme noire, et l'autre fond noir forme blanche. » Sylvie Fanchon

n° inv. : 2013-1-10 (1 à 2)

Daniel gustav CRAMER

Tales # 07 (Estoril, Portugal, September 2007), 2010

2 tirages C-Print • pour chaque élément (2) • 25 x 20,5 cm(pour chaque élément (2)) • 2013 • Photographe, iconographe, poète, Daniel Gustav Cramer base son oeuvre sur une fine observation de l'univers et de « moments invisibles ». C'est l'instant T qui définit l'acte de création. Utilisant un procédé du montage prédéfini, de l'ordre du cut-up, il met en jeu le hasard, et la théorie des probabilités. En découle une série d'images laissant place au suspens, comme si la terre, s'état, l'espace d'une seconde, arrêtée pour faire place au processus créatif.
Daniel Gustav Cramer part souvent d'un récit ou d'une image qu'il fait évoluer imperceptiblement. Il a recours à la série, à la fragmentation, à l'ellipse. D'une séquence à l'autre, il créé des interstices intemporels, des entre-deux propices à installer un espace imaginaire. Il invite le spectateur à s'infiltrer dans ces étroites ouvertures et à prendre ses propres chemins de traverse.
"Tales #07 (Estoril, Portugal, September 2007)" est une oeuvre composée de plusieurs photographies couleurs déclinant de subtiles nuances et changements.

n° inv. : 2013-1-5 (1 à 2)

Daniel gustav CRAMER

Tales # 40 (San Vito, Bozen, Italy, October 2011), 2013

8 tirages C-Print • pour chaque élément (8) • 25 x 20 cm(pour chaque élément (8)) • 2013 • Photographe, iconographe, poète, Daniel Gustav Cramer base son oeuvre sur une fine observation de l'univers et de « moments invisibles ». C'est l'instant T qui définit l'acte de création. Utilisant un procédé du montage prédéfini, de l'ordre du cut-up, il met en jeu le hasard, et la théorie des probabilités. En découle une série d'images laissant place au suspens, comme si la terre, s'état, l'espace d'une seconde, arrêtée pour faire place au processus créatif.
Daniel Gustav Cramer part souvent d'un récit ou d'une image qu'il fait évoluer imperceptiblement. Il a recours à la série, à la fragmentation, à l'ellipse. D'une séquence à l'autre, il créé des interstices intemporels, des entre-deux propices à installer un espace imaginaire. Il invite le spectateur à s'infiltrer dans ces étroites ouvertures et à prendre ses propres chemins de traverse.
"Tales # 40 (San Vito, Bozen, Italy, October 2011)" est une oeuvre composée de 8 photographies couleurs déclinant de subtiles nuances et changements.

n° inv. : 2013-1-6 (1 à 8)

Etienne BOSSUT

Tam tam jungle, 2013

Fibre de verre et résine polyeter teintée • 1 x (528 x 30 cm) + 1 x (572 x 30 cm) + 5 x (660 x 30 cm) • 2013 • Depuis trente ans, Étienne Bossut réalise des moulages d'objets dans du polyester teinté dans la masse : chaises et fauteuils, carrosseries de voiture, miroirs, frigidaires, baignoires, piscines, bidons... Il joue avec la couleur du plastique mais aussi avec les types d'agencement des objets. La référence sous-jacente et constante demeure Marcel Duchamp à travers le recours aux objets quotidiens les plus anonymes. Cependant, Étienne Bossut réalise un « retournement du principe du ready-made ».
Il ne s'agit pas pour l'artiste de prélever des objets directement dans le réel mais de fixer l'image des choses banales produites en série par notre société de consommation. Pour son installation à la Cité des arts, le Frac Franche-Comté a passé commande à l'artiste d'une pièce pérenne pour les espaces paysagers afin d'établir un dialogue avec le bâtiment de Kengo Kuma.
La proposition d'Étienne Bossut, Tam Tam jungle, évoque une forêt de bambous. Par ailleurs, dans le contexte du voisinage entre le conservatoire et le Frac à la Cité des arts, cette oeuvre met l'accent, non sans humour, sur les relations entre musique et arts plastiques. L'oeuvre est constitué de 101 moulages de tabouret tam-tam - dessinnés par Henry Massonnet (1922-2005) en 1968 - superposés en 7 colonnes.

n° inv. : 2013-1-3 (1 à 7)

Ryoji IKEDA

test pattern [n°4], 2013

Installation : environnement sonore et visuel • Dimensions variables • 2013 • test pattern est un programme informatique qui convertit en temps réel les signaux, qu'ils soient sonores, comme c'est le cas ici, textuels ou visuels, en images de codes-barres ou de données informatiques binaires constituées de 0 et de 1.
L'installation est composée d'images projetées sur une surface au sol de 12 m x 3 m accompagnée d'un dispositif sonore. La vitesse extrême des images en noir et blanc - des centaines de compositions par seconde - à l'effet quasi stroboscopique, donne à expérimenter les limites de la perception en référence aux tests de fonctionnement des appareils de diffusion (les «test pattern» sont aussi le nom donné aux mires qui permettent de tester les images des téléviseurs).
Ce projet, qui s'intègre dans la série datamatics, ensemble d'installations et de concerts, explore la capacité à percevoir les données informatiques qui pénètrent jour après jour notre quotidien. Les bases de données sont à la fois le sujet des recherches de Ryoji Ikeda et son matériau de création. Par nature invisibles, l'artiste cherche à les capter pour nous les restituer à travers une expérience esthétique puissante et fascinante.

Pour le Frac Franche-Comté et dans le cadre de son ouverture, la pièce est accompagnée exceptionnellement de sa version sous forme de concert-performance. Depuis 2008 en effet, l'artiste développe le projet test pattern à travers plusieurs angles : sortie d'un CD, création d'un concert audiovisuel et à ce jour quatrième version de l'installation test pattern, sans oublier la version monumentale présentée à Park Avenue Armory à New York en mai 2011. Infra-basses, sons purs et séquences quasi-bruitistes sont les ingrédients de ses compositions minimalistes, converties en direct en images vidéo.

n° inv. : 2013-1-16

Charles DREYFUS

Une minute de silence / dans la mesure du possible, 2012

Cloche en cristal gravé • hauteur: 30 cm
diamètre: 26 cm • 2013 • L'artiste - membre du courant Fluxus - s'approprie des objets chinés sur lesquels il grave des jeux de mots.

n° inv. : 2013-1-8

John GIORNO

Words come from sound
Sound comes from wisdom
Wisdom comes from emptiness
, 2012

Aquarelle sur papier • 34,5 x 34,5 cm • 2013

n° inv. : 2013-1-12