fiche exposition - Parcours de mémoire





dates du 22/05/2012 au 08/07/2012

Horaires : du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h sur rendez-vous samedi 10 h – 12 h et 14 h – 18 h / dimanche 14 h – 18 h / entrée libre

lieu(x) :
  • La fraternelle / Gymnase de la Maison du peuple 12, rue de la Poyat - 392000 Saint-Claude

nature de l'exposition exposition collective

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Le Frac Franche-Comté poursuit la diffusion de sa collection en région et pour la première fois expose à La fraternelle / Gymnase de la Maison du Peuple de Saint- Claude.

L’exposition Parcours de mémoire présente un corpus d’oeuvres mélangeant différents moyens d’expression - vidéos, photographies, sculptures - issues du fonds d’oeuvres du Frac.

A partir des questions de territoires, d’espaces, d’architectures, les artistes présentés développent dans leurs oeuvres les notions de déplacement physique et mental. Ce faisant, leurs oeuvres nous parlent du Temps et invitent le visiteur à se mouvoir dans diverses géographies de la mémoire.

L’installation vidéo Green Green Grass of Home de Maja Bajevic et Emanuel Licha, montre Maja Bajevic décrivant son appartement de Sarajevo dans lequel ses grands parents et elle même ont vécu avant la guerre en ex-Yougoslavie. L’artiste aborde les thèmes de l’absence de foyer, l’impossibilité de retrouver les endroits familiers, le souvenir et le sentiment de perte.

Avec ses photographies Thierry Bernard apporte un témoignage à la fois ironique et délicat, fataliste, résigné, mais aussi plein d’espoir sur les nouvelles aires périurbaines. Il n’est pas question de nostalgie ni de constat distant, mais tout simplement d’une écoute, d’une présence, une connivence sensible avec cet «entremonde» empli de beauté et de laideur.

Simon Faithfull est un artiste explorateur. Dans sa vidéo We Climbed round…Ernest Shackleton, il nous fait découvrir l’île de Stromness, et plus particulièrement un port de pêche à la baleine désaffecté. Ce film donne à voir une vision de fin du monde où de l’être humain il n’y a plus que les traces de son passage sur terre.

Inversant le principe normal d’une maquette, l’oeuvre Sans titre (1992) de Didier Marcel est la modélisation d’un bâtiment préexistant, en cours de démolition. Figurant une ruine, la maquette ne peut évidemment pas être comprise comme un projet ; sa temporalité n’est pas celle de la projection dans l’avenir, mais du rappel, de la commémoration.

Les yourtes (Sans Titre (Yourtes)) d’Anita Molinero parlent de l’habitat universel tout en évoquant les habitations des nomades turcs et mongols. La mobilité se lie ici à la fragilité de l’objet constitué de mousses noires et de sacs poubelles.

Régis Perray intervient en général dans des espaces publics choisis pour être fortement marqués par la destruction, qu’elle soit due aux activités humaines ou plus simplement au temps qui passe. Il s’y livre avec constance et recueillement à des activités laborieuses réalisées avec des outils dérisoires, dans le but de rendre visible ce qui a été oublié.

Dans sa série Übergang/Passages (série II), Josef Schulz a photographié 12 postes frontières en Europe. L’artiste s’est arrêté sur ces lieux de transit qui, autrefois, délimitaient les diverses nations d’Europe. Aujourd’hui ils n’ont plus de raison d’être, mais restent témoins d’expériences humaines, individuelles ou collectives, dans un contexte de transition spatiale et humaine.