Ce processus de reterritorialisation se poursuit à Tokyo. Et cette fois, les contours de Besançon s’insinuent dans l’immensité de la mégalopole. La marche matérialise la ville dans la ville.
Les territoires et les paysages se superposent. L’essence de chacune des villes perd son caractère propre, le proche et le lointain se confondent. Ils forment un paysage analogique.
Ces marches créent des villes nouvelles, des cités «transurbaines» où le réel et l’imaginaire correspondent. Le marcheur progresse dans un monde où les repères s’abaissent, où les échelles se contractent ou, au contraire, se dilatent. Par le hasard des superpositions, les nouveaux espaces du FRAC Franche-Comté se retrouvent au milieu du gigantesque quartier d’Akasaka, quant au cabinet de Kengo Kuma il siège, en filigrane au pied de la citadelle de Vauban.
Des captations vidéos et sonores évoqueront ces arpentages «transurbains». Elles rendront compte des parcours marchés, traversés par les images et les sonorités multiples de ces deux villes qu’un continent entier sépare et que le pas à pas rassemble.
J.C N
Pour suivre le projet Walking progress…