fiche exposition - Régis Perray, Les Petites Fleurs de l’Apocalypse (1918 - 2018)


 Régis Perray, Les petites fleurs de l’Apocalypse (1918 – 2018), Besançon, 2018
© Régis Perray, Photo : Nicolas Waltefaugle



dates du 05/05/2018 au 30/09/2018

Horaires :

lieu(x) :
  • Frac Franche-Comté, Cité des arts, 2 passage des arts - 25000 Besançon

nature de l'exposition exposition monographique

Imprimer




Né à Nantes en 1970, Régis Perray est un artiste qui est d’abord connu pour ses gestes simples qui donnent à ceux, laborieux, de l’ouvrier ou de la femme de ménage une dignité surprenante et une finalité spirituelle.

Ses outils ? Son propre corps et selon les cas, un balai, une pelle, une éponge, des patins de lustrage… Les sols ont longtemps été les lieux privilégiés de ses interventions qui consistaient à déblayer, nettoyer, balayer, poncer, gratter, …pour raviver mais peut-être plus encore pour (les) révéler.

Le Frac possède plusieurs œuvres de Régis Perray et notamment une vidéo relatant une action de l’artiste symboliquement lourde de sens : en 2003, l’artiste se trouve en Pologne.
Il nettoie alors une tombe rongée par la mousse dans le cimetière orthodoxe de Lublin afin de rendre à nouveau lisible l’identité du défunt (Révéler l’inscription de la tombe de Marek Kalinowski).

Depuis, Régis Perray a poursuivi son travail discret en s‘emparant de motifs floraux.
On citera pour exemple sa collection de plus de 5000 assiettes fleuries présentée dans le cadre de son exposition personnelle L’Abbaye Fleurie à l’Abbaye de Maubuisson (2015-2016).

Le projet des Petites Fleurs de l’Apocalypse (1918 – 2018) a pour origine une commande du Domaine national du Château d’Angers dans le cadre de la dernière année du centenaire de la Première Guerre Mondiale.
L’artiste propose alors de réaliser un ensemble de fleurs en papier peint à partir de celles de la Tapisserie de l’Apocalypse et de les semer au bas des murs de différentes villes en partant du musée d’Angers qui conserve la tapisserie. Après Nantes, Paris, Lille, Les Petites Fleurs de l’Apocalypse migreront à Besançon et poursuivront leur périple à Rennes, Caen, Bruxelles…
Le Frac Franche-Comté a voulu associer différents partenaires bisontins afin de proposer un parcours permettant de découvrir l’anti-monument poétique, modeste, éparpillé et éphémère de Régis Perray.

Ses fleurs s’épanouiront ainsi, non seulement au Frac, mais aussi au Musée du Temps, à la Citadelle, à la Crêperie Luc Breton, à l’Atelier les 2 portes et au 52 rue Battant...

Commissariat : Sylvie Zavatta


Régis Perray
Né en 1970 à Nantes où il vit et travaille.

Dès sa formation artistique à l’École des Beaux-Arts de Nantes, la pratique de Régis Perray s’est orientée sur les sols, et plus précisément sur leur nettoyage et leur entretien. Cimetières, édifices religieux, ateliers et maisons abandonnés, ces divers lieux sont l’objet d’intervention, sur le mode de la soustraction, qu’il documente par la vidéo ou la photographie.

L’artiste « dépoussière », nettoie leurs sols en refusant tout recours à des outils électriques afin de se réserver un véritable temps d’action, le temps de mettre littéralement son corps au travail. Régis Perray pousse certaines de ses interventions à l’absurde en entreprenant des chantiers sans fin, non sans rappeler le mythe de Sisyphe, comme le balayage d’une route d’accès aux pyramides de Gizeh en Égypte en 1999. L’artiste restitue aux sols, aux territoires, notamment par de grandes séries photographiques, une lisibilité dans le contexte d’une « archéologie esthétique et sensible » par de nombreux projets en France, Allemagne, Belgique , Egypte, Pologne, Corée du Sud…



Partenaires médias :

logo parisart



logo prohelvetia


logo diversions



logo lesinrocks