fiche exposition - Presque abstrait






artiste(s) du fonds BOETTCHER Jens - GASIOROWSKI Gérard - CURTIL Sophie - TERRAIL Jean - GEOFFROY Christiane - KNAPP Peter - BEIER Nina - GARCIA TORRES Mario - LUND Marie

dates du 30/06/2004 au 28/07/2004

Horaires : ouvert tous les jours de 15h à  19h
entrée libre

lieu(x) :
  • Chapelle de la congrégation 35 bis, grande rue - 39800 Poligny

nature de l'exposition exposition collective

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Abstraction :mot appliqué par Kandinsky, en 1910, à une aquarelle non-figurative qui se libérait de l'objet. Il peut être employé dans le sens absolu : « qui n'est pas figuratif », « qui fait abstraction de la réalité ».

La peinture abstraite succêde, historiquement, au naturalisme du XIXe siêcle, elle a fécondé la création tout au long du XXe siêcle et reste encore un vrai enjeu pour les artistes d'aujourd'hui. Les œuvres présentées par le Fonds Régional d'Art Contemporain de Franche-Comté dans la chapelle de la Congrégation des Vignerons de Poligny se trouvent à la lisiêre de l'abstraction. D'où le titre de l'exposition qui offre au spectateur une clé pour percer le mystêre qui entoure chaque œuvre. En effet, les tableaux, photographies, sculpture ou dessin qui jalonnent l'espace d'exposition offrent une sorte de jeu au visiteur qui devra sans doute y regarder à deux fois avant de porter un jugement hâtif sur ce qu'il a vu ou cru voir.
A l'instar de la toile de Gérard Traquandi , qui au premier abord, nous apparaît comme un lieu où les formes se fondent, les lignes s'estompent et les couleurs intenses flottent dans l'espace démesuré du tableau, si il n'y avait le titre... Crâne, qui a lui seul nous ouvre les portes de la perception et nous oblige à chercher la nature morte qui s'y cache.
Ou encore le tableau peint par Filip Francis, Hic moi qui s'apparente à un monochrome blanc où l'on peut découvrir deux silhouettes l'une rouge et l'autre verte, si l'on scrute attentivement sa surface, sorte d'autoportrait de l'artiste.
Tout comme la sculpture de Vincent Barré, faisant partie d'une série particuliêrement dépouillée, intitulée Le bestiaire. Toutes représentent de grandes figures hiératiques et énigmatiques, évoquant des représentations mythiques, symboliques ou poétiques. Ces grands "totems" minimalistes confrontent la matiêre et la forme dans un répertoire figuratif qui tend alors vers l'abstraction.
Quant à l'œuvre d'Olivier Debré Longue rose pâle de Loire, celle-ci évoque les bords du fleuve, la lumiêre jouant sur l'eau et la végétation, sans pour autant les représenter.

A la frontiêre entre représentation et abstraction, les artistes nous montrent aujourd'hui que les enjeux sont ailleurs et qu'il n'est finalement question que de peinture.

Anne Dary