fiche exposition - Nathalie Talec, Vingt mille jours sur terre


 Nathalie Talec, Cinq minutes sur la route du pôle, 1983,
© Collection MAC VAL - Musée d’art contemporain du Val-de-Marne © Adagp, Paris, 2016, crédit photo : Jacques Faujour



dates du 28/05/2016 au 18/09/2016

Horaires : 14h - 18h du mercredi au vendredi / 14h - 19h samedi et dimanche

lieu(x) :
  • Frac Franche-Comté, Cité des arts, 2 passage des arts - 25000 Besançon

nature de l'exposition exposition monographique

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Vingt mille jours sur terre propose une traversée, la traversée d’une oeuvre débutée il y a plus de trente ans dont la source est selon l’artiste, un film super 8 réalisé par son père, qui saisissait la petite fille qu’elle était se jetant en riant dans la neige. En choisissant de revisiter ce moment de son histoire personnelle et d’investir cet épisode anecdotique d’une dimension fondatrice, Nathalie Talec dessine la trajectoire d’une vie d’artiste et met en perspective son obsession pour le froid, la neige, la perception, dénominateurs communs d’une oeuvre incroyablement hybride dont l’exposition rétrospective vise à rendre compte.

Un visiteur pressé et inattentif pourrait croire qu’il traverse une exposition collective tant sont diverses les formes comme les esthétiques convoquées et explorées par Nathalie Talec dans Vingt mille jours sur terre. C’est que Nathalie Talec, artiste prolixe, est en réalité multiple. A l’instar d’un Kippenberger ou d’un Jeremy Deller, elle refuse de s’exprimer dans un style unique, reconnaissable au premier coup d’oeil. Elle choisit par ailleurs ses références aussi bien dans l’art, le kitsch ou le décoratif, toutes choses qu’elle fait entrer en collision conférant ainsi à son travail - qui se partage entre fictions et autofictions - une dimension onirique.

Vingt mille jours sur terre prolonge cette affirmation de multiplicité dans le parti pris muséographique : ainsi à la scénographie « classique» des premières salles, rassemblant des sculptures en biscuits de porcelaine produites dans les ateliers de la Manufacture de Sèvres, une installation « monumentale » en néon, des peintures et aquarelles, des objets décoratifs, des sculptures …s’oppose un espace « agité » où l’artiste revisite son travail depuis les origines et donne à voir la sédimentation qui s’est opérée au long cours à travers une profusion de reproductions, dessins, objets, notes, croquis, vidéos, performances,… : une salle qui se veut à l’image du cerveau de l’artiste et de son atelier tout à la fois, là où les recherches et concepts se construisent, là où le travail s’opère par la pratique et l’expérimentation.

Mais ce qui ressort plus encore de cette exposition, qui comme l’indique son titre témoigne d’une vie d’artiste dans sa globalité, c’est que pour Nathalie Talec, artiste tombée très tôt dans la neige, l’art est en soi une aventure, une prise de risques, une façon de se positionner et de s’orienter dans le monde, une forme de résistance et aussi un refuge. De tout cela, son oeuvre, qui prend prétexte du thème du froid et de l’expédition polaire, est en réalité la métaphore.

Commissariat :
Sylvie Zavatta, directrice du Frac



Exposition en partenariat avec l’École supérieure d’art et de design de Saint-Etienne, le Musée de Picardie, l’Atelier Arcay Paris.
Le projet In search of the miraculous ou la Route de l’Écho a été sélectionné par la commission mécénat de la Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques, qui lui a apporté son soutien

Autour de l’exposition /

Ouverture/Vernissage
Samedi 28 mai à 18h

Performance - Nathalie Talec, Gimme Shelter, live
> samedi 28 mai (vernissage) de 18h à 21h
Et pendant toute la durée de l’exposition les vendredis, samedis et dimanches de 15h à 18h

Visite de l’exposition par Nathalie Talec
> dimanche 29 mai, 15h

Partenaires médias :

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