fiche exposition - Les Choses – vol.2

Tony Cragg, Daniel Firman, Philippe Gronon, Willem Claesz Heda, Bertrand Lavier, Perrine Lievens, Christian Marclay, Marcel Marien, Matthew McCaslin, Parmiggiani, Ruth Proctor, Man Ray, Yann Sérandour, Patrick Tosani, Xavier Veilhan, Andy Warhol


 Andy Warhol - Campbell’s Soup I, 1968 - Collection Frac Bourgogne
© The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc. / Adagp, Paris



dates du 14/02/2014 au 13/04/2014

Horaires : 14h - 18h du mercredi au vendredi / 14h - 19h samedi et dimanche

lieu(x) :
  • Frac Franche-Comté, Cité des arts, 2 passage des arts - 25000 Besançon

nature de l'exposition exposition collective

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Le premier volet de l’exposition Les Choses rassemble des œuvres acquises par le Frac entre 1988 et 2013 où l’objet est central. Il tend à souligner la permanence de l’objet dans l’art. Qu’il soit utilisé concrètement comme élément constitutif de l’œuvre, qu’il soit extrait du réel, modifié ou transfiguré ou plus traditionnellement le support de représentations … l’objet occupe une place privilégiée dans la production contemporaine pour son pouvoir évocateur ou symbolique et ses qualités plastiques intrinsèques.
L’exposition est augmentée pour son deuxième volet d’autres œuvres du Frac Franche-Comté mais aussi d’œuvres empruntées aux Frac Bourgogne, Languedoc-Roussillon et Lorraine. Enfin, une nature morte du Musée des beaux-arts de Besançon permet dans une perspective historique de souligner la fortune des choses dans l’art.


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Commissariat :
Sylvie Zavatta, directrice du Frac Franche-Comté

Partenaire :


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Les Choses
C’est avec les natures mortes et les vanités que les objets sont devenus un sujet central de la peinture au XVIIe siècle. Mais, il s’agissait essentiellement de représentations à forte connotation symbolique. Au XXe siècle, ils font matériellement leur apparition dans les œuvres. On se souvient des cubistes qui pour réaliser leurs collages s’emparaient de fragments du réel et les inséraient dans leur toiles. Mais ce fut Marcel Duchamp qui, en 1917, a été le premier à faire entrer un objet industriel dans le champ de l’art et à lui conférer par sa seule décision d’artiste le statut d’œuvre d’art. L’artiste a fait scandale à l’époque en présentant au Salon des Artistes Indépendants de New-York un urinoir signé « R.Mutt » auquel il attribuait un titre : Fountain.
Pourtant avec ce Ready-Made, l’objet, débarrassé de sa valeur d’usage, se voyait doté dans ce cadre d’une plus-value artistique : il participait à un autre langage porteur de sens et à une réflexion sur l’œuvre comme objet unique et sur son aura…. Duchamp a ouvert une voie empruntée depuis par de nombreux artistes. Ceux-ci s’emparent des objets pour leur banalité, leur potentiel métaphorique, leur qualité plastique, leur dimension populaire… comme en témoignent les œuvres présentées dans l’exposition. Qu’elles soient la représentation d’objets anodins voire triviaux, qu’elles se construisent par accumulation ou collecte d’objets voués à la disparition, qu’elles empruntent au détournement, elles ouvrent sur des univers poétiques, oniriques, ludiques, voire critiques sur notre société de consommation et de production industrielle en série. Mais l’objet n’étant pas chose neutre, les artistes qui s’en emparent disent aussi beaucoup de leur conception de l’art et du statut de l’œuvre d’art aujourd’hui.