fiche exposition - Les Choses - vol.1

Gérard Collin-Thiébaut, John Giorno, Rodolphe Huguet, Julius Koller, David Mach, Régis Perray, Paul Pouvreau, Nathalie Talec


 John Giorno - Dial-A-Poem, 1968-2012 - Collection Frac Franche-Comté
© John Giorno



artiste(s) du fonds MACH David - POUVREAU Paul - COLLIN-THIÉBAUT Gérard - PERRAY Régis - KOLLER Július - TALEC Nathalie - HUGUET Rodolphe - GIORNO John

dates du 20/12/2013 au 02/03/2014

Horaires : 14h - 18h du mercredi au vendredi / 14h - 19h samedi et dimanche

lieu(x) :
  • Frac Franche-Comté, Cité des arts, 2 passage des arts - 25000 Besançon

nature de l'exposition exposition collective

Imprimer




Après Des mondes possibles, l’exposition inaugurale du Frac Franche-Comté en avril 2013, qui regroupait une sélection d’œuvres de sa collection autour de la question du Temps, le public est convié à poursuivre sa découverte du patrimoine contemporain construit par le Frac depuis sa naissance il y a plus de trente ans dans le cadre de deux nouvelles expositions: Les Choses, actuellement présentée et Solution de Continuité (du 15 mars au 18 mai 2014)

Les Choses, rassemble des œuvres acquises par le Frac entre 1988 et 2013 où l’objet est central augmentées d’œuvres d’autres collections. Elle tend à souligner la permanence de l’objet dans l’art. Qu’il soit utilisé concrètement comme élément constitutif de l’œuvre, qu’il soit extrait du réel, modifié ou transfiguré ou plus traditionnellement le support de représentations … l’objet occupe une place privilégiée dans la production contemporaine pour son pouvoir évocateur ou symbolique et ses qualités plastiques intrinsèques.


……..

Commissariat :
Sylvie Zavatta, directrice du Frac Franche-Comté

Partenaires :


logo parisart



Les Choses
C’est avec les natures mortes et les vanités que les objets sont devenus un sujet central de la peinture au XVIIe siècle. Mais, il s’agissait essentiellement de représentations à forte connotation symbolique. Au XXe siècle, ils font matériellement leur apparition dans les œuvres. On se souvient des cubistes qui pour réaliser leurs collages s’emparaient de fragments du réel et les inséraient dans leur toiles. Mais ce fut Marcel Duchamp qui, en 1917, a été le premier à faire entrer un objet industriel dans le champ de l’art et à lui conférer par sa seule décision d’artiste le statut d’œuvre d’art. L’artiste a fait scandale à l’époque en présentant au Salon des Artistes Indépendants de New-York un urinoir signé « R.Mutt » auquel il attribuait un titre : Fountain.

Pourtant avec ce Ready-Made, l’objet, débarrassé de sa valeur d’usage, se voyait doté dans ce cadre d’une plus-value artistique : il participait à un autre langage porteur de sens et à une réflexion sur l’œuvre comme objet unique et sur son aura…. Duchamp a ouvert une voie empruntée depuis par de nombreux artistes. Ceux-ci s’emparent des objets pour leur banalité, leur potentiel métaphorique, leur qualité plastique, leur dimension populaire… comme en témoignent les œuvres présentées ici. Qu’elles soient la représentation d’objets anodins voire triviaux, qu’elles se construisent par accumulation ou collecte d’objets voués à la disparition, qu’elles empruntent au détournement, elles ouvrent sur des univers poétiques, oniriques, ludiques, voire critiques sur notre société de consommation et de production industrielle en série. Mais l’objet n’étant pas chose neutre, les artistes qui s’en emparent disent aussi beaucoup de leur conception de l’art et du statut de l’œuvre d’art aujourd’hui.