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Cécilia EDEFALK

Née en 1954 - Norrköping Suède • Vit et travaille à Stockholm (Suède)


Exposée en 1999 par Jean-Christophe Ammann lors de la Frankfurter Kunstverein, Cecilia Edefalk présentait une série d’autoportraits la représentant en buste et de trois quarts. Regroupés en ensembles intitulés Mirror, Echo, Replique et Two Copies, ces portraits – variations subtiles sur le même dans des tons gris – étaient présentés selon un accrochage décidé par l’artiste, qui participait de la création d’un espace où le temps semblait arrêté face à la répétition du même et de l’autre. Peintre parcimonieux et atypique, Cecila Edefalk travaille en séries à partir de photographies, explorant les variations très légères d’une même image, perçue selon différents points de vue : parodie des arrêts sur images et autres zooms de l’art cinématographique. Ainsi avec Another Movement (1990), basé sur un encart publicitaire où un homme caresse le dos d’une jeune femme nue, la juxtaposition de cette même attitude dans différents formats et tonalités impose au regard une lecture «psychologique» qui interroge, à travers les différences visibles, les relations existant entre les deux protagonistes. Le travail de répétition fait disparaître les notions de copie et de modèle ; chaque peinture étant tour à tour l’une et l’autre dans une chaîne virtuellement illimitée. Constituée de quatre copies d’une même scène «pornographique» accrochées chacune selon un angle différent et formant un cercle au mur, la série In the painting the painting (1995-1996) joue de la redondance du motif dans une mise en abîme ironique de son dispositif de monstration.
Provisoirement intitulée At the moment untitled, la série dont sont extraits o.T. et The Moon s’inspire du plus célèbre tandem comique de l’histoire du cinéma : Laurel et Hardy. Composée de sept épisodes, elle explore les relations des deux compères dans une peinture en noir & blanc, clin d’œil au costume de scène des deux acteurs et au cinéma des années 1930. De format circulaire – double référence au tondo pictural et à l’objectif de la caméra -, chacune des peintures présente sous un angle particulier les deux héros dans la même scène d’un même film : épisodes atemporels qui malmènent toute velléité narrative.

Eléonore Jacquiau Chamska

Oeuvres de l'artiste dans la collection
du frac franche-comte

The Moon, 1998

o.T., 1997


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