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mémoire des évènements rencontre


évènements de l'année 2012


concert/poésie/performance - Alessandro Bosetti, Yannick Dauby, Charles Pennequin (concert)

date : le 11/01/2012

lieu(x) et coordonnées

horaire(s) : 20h30 / entrée libre

description :
Proposé par le Frac Franche-Comté et Yvan Etienne

Les trois artistes, issus des univers de la poésie sonore, de la musique expérimentale, de l?improvisation électroacoustique, mêleront leurs sons.

Alessandro Bosetti "Nos positions"
compositeur, musicien et artiste sonore, né à Milan en 1973, vit et travaille à Berlin. Son travail est basé sur la musicalité de la voix, du langage et des langues, oscillant entre art radiophonique, art sonore et musique expérimentale.
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Yannick Dauby "Wa jie meng xun"
né en 1974 dans les Alpes-Maritimes, vit et travaille à Taiwan depuis 2007. Ses matériaux favoris sont les enregistrements sonores de l’environnement (phonographies). Il s’intéresse particulièrement aux interactions des mondes sonores animaux et humains.
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Charles Pennequin "Tout pétarade"
poète, né en 1965 à Cambrai, vit et travaille à Lille. Remarquable lecteur de ses textes à l’occasion de nombreuses interventions performatives, il explore avec son travail les voies de la création moderne.
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Cette soirée sera aussi l?occasion pour le lancement du vinyle Les chiens de la casse de Charles Pennequin.


vernissage de l'exposition - Une pose entre deux gestes, Zhu Hong et la collection du Frac Franche-Comté (vernissage)

date : le 13/01/2012

lieu(x) et coordonnées

horaire(s) : 18h30 - Entrée libre

description :
Dans le prolongement de la résidence Amalgame qui s’est tenue à Villers sur Port de mai à septembre 2011, Zhu Hong est invitée à puiser dans la collection du Frac Franche Comté. Elle choisit de faire dialoguer une partie de sa production dessinée avec des œuvres de Stephan Balkenhol, Helen Frik, Bernard Moninot, Boris Lejeune, Sigurdur Árni Sigurdsson.

L’art du dessin de Zhu Hong est une adresse à l’attention. Qu’il vienne du crayon ou de l’encre de chine diluée, le gris très clair conduit nécessairement le regard à se poser pour chercher la figure, distinguer les nuances. Les teintes très proches créent un voile à travers lequel il faut déceler ce qui potentiellement se cache. La forme se découvre, et avec elle le temps, l’Histoire et les histoires. Habituellement, Zhu Hong s’approprie, pour les faire siens, des objets chargés d’une temporalité telles les œuvres des musées anciens. Dans la collection du Frac, le choix s’opère par analogies de sujets quand le Petit nu (1993) de Balkenhol rencontre ses propres nus (D’après Adam et Eve et D’après Working with Borges, 2009) ; par correspondances de technique quand Moninot dessine avec de la poudre de graphite, même si c’est le souffle plus que la main qui maîtrise le trait (Les tours de poussière N°I, 1987). Le choix est aussi celui très subjectif, guidé par son goût pour l’étrangeté, du lapin de Sigurdsson (Diplomatie, 1996) ou les personnages d’Helen Frik (Soft option et Sweden, 1998) qui deviennent des acteurs improbables d’une scène qui se joue sur un fond automnal aux faux airs de paysage traditionnel chinois (Boris Lejeune, Grand champ, roues de paille, 1984).

Pour s’inscrire dans ce lieu particulièrement présent que constitue la Chapelle avec ses colonnes et moulures, Zhu Hong fait le choix du diaphane alors qu’elle aurait pu imposer sa présence visuellement vis-à-vis de sculptures, qui, a contrario, marquent fortement l’espace. Ainsi il en va du Petit nu bien campé sur son socle imposant et qui agit dans l’espace laissé vacant entre deux grands dessins flanqués sur les murs. Zhu Hong instille un dialogue entre sa réalité d’une sculpture représentée en deux dimensions et la sculpture de Balkenhol qui, elle, conserve un « caractère physique concret ». L’œuvre en question, intitulée De l’ange au lion, représente les extrémités du gisant non moins imposant du tombeau de Philippe le Hardi, chef d’œuvre de la statuaire gothique visible au Musée des beaux arts de Dijon. Ce retrait par rapport au lieu d’exposition n’est pourtant pas une façon de rester dans l’ombre comme ce lapin caché sous une petite planche de bois (Sigurdsson). L’ombre occulte le regard de l’animal, à l’instar de la tache qui occulte certaines parties des dessins de Zhu Hong. Entre ombre et lumière, s’esquisse une analogie chez les deux artistes. Apparence et apparition pour Sigurdsson, apparition et disparition pour Zhu Hong. Cette incertitude se retrouve chez Moninot qui utilise l’ombre, portée cette fois-ci, pour faire apparaître des architectures d’acier, dont il ne détermine pas le statut : entre l’image, l’objet physique, son ombre et sa projection.

L’incongruité et l’imaginaire sont aussi convoqués par l’entremise d’Helen Frik dont le personnage adipeux, sorte de Bibendum miniature et glouton, dévore la surface devant lui où encore a maille à partir avec un tas de laine rose (!) Absurde sûrement, mélancolique et poétique, lit-on souvent de l’art de Frik. Petites figures drolatiques dont on ne sait pourquoi elles se démènent. Cette interrogation est prise telle quelle par Zhu Hong comme pour rappeler que son art est toujours figuratif, même si la figure disparaît souvent… dans la fragmentation. Les œuvres Hirosugi, Gruban ou Althus qui forment la série de dessins sur bois de chêne (Bloc, 2009), sont en cela emblématiques d’une attention portée au morceau. Ces détails d’affiches d’expositions nous livrent une information forcément parcellaire et recomposée qui ouvre un espace vers le récit. Cette ouverture est cependant toujours dominée par le trait calculé et maîtrisé à force de répétition, de redondance pour construire la représentation. C’est une hachure constante mais discrète qui s’oppose aux coups de gouges de Balkenhol et à la terre cuite de Lejeune dont la sculpture tellurique se situe à cent lieux d’un art léger du trait. Et pourtant, ce paysage, aux arbres de bronze fragiles bien ancrés dans la terre ferme qui se découpent délicatement dans l’espace, possède la grâce et la poésie : un terrain fertile pour l’ensemble des personnages qui peuplent l’exposition.

Bertrand Charles

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cinéma - séance spéciale : Louidgi Beltrame (séance spéciale)

date : le 25/01/2012

lieu(x) et coordonnées

horaire(s) : de 18h à 20h - entrée libre

description :
Projections suivies d'une rencontre avec l'artiste.

Gunkanjima, 2010 / 33'
Energodar, 2010 / 37'

Depuis plusieurs années Louidgi Beltrame parcourt le monde, afin de réaliser des films interrogeant des lieux de mémoire de la modernité.
Située au large de Nagasaki au Japon, l’île de Gunkanjima est une colonie minière abandonnée depuis 1974. L’île rassemble aujourd’hui les vestiges archéologiques de l’architecture moderne japonaise. Ces formes vides sont néanmoins habitées par des histoires stratifiées - celles des conditions de production, des idéologies qui ont motivé ces chantiers et des hommes qui les ont bâtis et exploités.
Le film Energodar – le don de l’énergie en russe – est une traversée des Atomgrads ukrainiennes. Ces villes satellites des centrales nucléaires furent planifiées sur le modèle de Prypiat-atomgrad de la centrale de Tchernobyl.
Entre documentaire et science-fiction, ce film, constitué d’un montage de plans fixes d’observation, agence lectures d’archives, récit personnel et musique rock soviet.

Louidgi Beltrame est né à Marseille en 1971, et vit à Paris.
Son travail est exposé régulièrement à Paris (Palais de Tokyo, Le Plateau, Centre Georges Pompidou…) et projeté dans des festivals internationaux (Rotterdam, Locarno, Barcelona, Nigata, Marseille…).

en savoir plus sur Louidgi Beltrame…

Téléchargez le programme des séances spéciales #3


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Le Fonds régional d’art contemporain de Franche-Comté et l’École régionale des Beaux-Arts de Besançon organisent un cycle de projections d’œuvres vidéo et/ou cinématographiques d’artistes contemporains.

Qu’il soit un moyen utilisé ponctuellement ou qu’il constitue le medium unique dans le travail d’un artiste, le film, envisagé dans sa plus grande diversité (cinéma expérimental, documentaire, fiction…), occupe une large place depuis les années 60 dans la création artistique contemporaine.

Ces soirées sont consacrées à la présentation par l’artiste invité d’un ou plusieurs films dont il est l’auteur. Pour les spectateurs, ces séances sont l’occasion d’une rencontre privilégiée avec des créateurs reconnus sur la scène de l’art contemporain. Programmés tout au long de la saison 2011-2012, ces rendez-vous permettent de découvrir ou redécouvrir l’univers d’artistes dont certains sont représentés dans la collection du Frac Franche-Comté.

La programmation de ce troisième cycle a été réalisée conjointement par Sylvie Zavatta, directrice du Frac Franche-Comté, et Philippe Terrier-Hermann, professeur de vidéo et photographie à l’Erba Besançon.

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cinéma - séance spéciale : Melvil Poupaud (séance spéciale)

date : le 08/02/2012

lieu(x) et coordonnées

horaire(s) : de 18h à 20h - entrée libre

description :
Projections suivies d'une rencontre avec l'artiste.

Dès son plus jeune âge, avec son premier cachet d’acteur, Melvil Poupaud à acheté une caméra afin de réaliser seul divers courts-métrages dans lesquels il joue, et qu’il scénarise, dirige, et monte. Il autoproduit, en marge d’une belle carrière d’acteur, des fictions inspirées par ses expériences professionnelles et personnelles, entre cinéma d’épouvante, road movie existentiel, contes fantastiques et comédies immorales. Cette production alternative a fait l’objet de présentations dans des musées et galeries d’art. Son premier long métrage Melvil a été présenté au Festival de Cannes en 2006.

Melvil Poupaud a commencé à jouer au cinéma à l’age de 10 ans avec le célèbre réalisateur chilien disparu en 2011, Raul Ruiz. Depuis il a tourné avec un nombre important de réalisateurs prestigieux comme Rohmer, Doillon, Ivory, Jacquot, Ozon, Desplechin et Zoé Cassavetes. Il tourne actuellement dans le prochain film de Xavier Dolan. Cette année il a écrit son premier livre, une enquête sur lui-même dans laquelle il aborde notamment ses souvenirs de cinéma : Quel est Mon noM ? aux éditions Stock.

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Le Fonds régional d’art contemporain de Franche-Comté et l’École régionale des Beaux-Arts de Besançon organisent un cycle de projections d’œuvres vidéo et/ou cinématographiques d’artistes contemporains.

Qu’il soit un moyen utilisé ponctuellement ou qu’il constitue le medium unique dans le travail d’un artiste, le film, envisagé dans sa plus grande diversité (cinéma expérimental, documentaire, fiction…), occupe une large place depuis les années 60 dans la création artistique contemporaine.

Ces soirées sont consacrées à la présentation par l’artiste invité d’un ou plusieurs films dont il est l’auteur. Pour les spectateurs, ces séances sont l’occasion d’une rencontre privilégiée avec des créateurs reconnus sur la scène de l’art contemporain. Programmés tout au long de la saison 2011-2012, ces rendez-vous permettent de découvrir ou redécouvrir l’univers d’artistes dont certains sont représentés dans la collection du Frac Franche-Comté.

La programmation de ce troisième cycle a été réalisée conjointement par Sylvie Zavatta, directrice du Frac Franche-Comté, et Philippe Terrier-Hermann, professeur de vidéo et photographie à l’Erba Besançon.

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concert, Richard Glover (concert)

date : le 10/02/2012

lieu(x) et coordonnées

horaire(s) : 20h30 - entrée libre

description :
Le Fonds régional d’art contemporain de Franche-Comté propose un concert du jeune compositeur Richard Glover, en partenariat avec le Quai-Ecole Supérieure d’Art de Mulhouse.

Richard Glover (né en 1981 à Lichfield, UK) est un compositeur anglais, chercheur et enseignant en composition et technologie musicale. Après avoir étudié les musiques électroniques, il mène actuellement des recherches sur la composition, la perception et la cognition des musiques de tons soutenus (bourdon/drone). Base de beaucoup de musiques modales et traditionnelles et fortement considérée par les compositeurs minimalistes américains comme Steve Reich, La Monte Young et Phill Niblock, la musique de tons soutenus représente pour Richard Glover la base de la musique. Elle fournit une expérience unique où les attentes, l’imagination de l’auditeur ainsi que la temporalité d’écoute sont flexibles et entièrement individuelles.

Lors de ce concert proposé par le Frac Franche-Comté, Richard Glover présentera une de ses dernières compositions dans laquelle les jeux des musiciens oscillent entre indépendances et interactions, une création où chaque spectateur crée sa propre expérience d’écoute. Pour cette représentation, sa pièce sera interprétée par des étudiants de Sonic, master en art sonores du Quai-Ecole Supérieure d’Art de Mulhouse, et du Conservatoire de Strasbourg.

Les compositions de Richard Glover ont été présentées à l’occasion de nombreux festival dans le monde, et plus récemment à : Composers Kitchen (Montreal), Ergodos Festival (Dublin), Seoul Computer Music Festival, MicroFest (Surrey) and Projektatelier Staab (Cologne). Sa musique a été interpretée par Rolf Hind et David Alberman, Quator Bozzini, Psappha, Smith Quartet, Scottish Ensemble, Jack Quartet, Goldberg Ensemble, Gemini, Apollo Saxophone Quartet…

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