mémoire des évènements rencontre
évènements de l'année 2012
concert/poésie/performance - Alessandro Bosetti, Yannick Dauby, Charles Pennequin (concert)
date : le 11/01/2012
lieu(x) et coordonnées
horaire(s) : 20h30 / entrée libre
description :
Proposé par le Frac Franche-Comté et Yvan Etienne
Les trois artistes, issus des univers de la poésie sonore, de la musique expérimentale, de l?improvisation électroacoustique, mêleront leurs sons.
Alessandro Bosetti "Nos positions"
compositeur, musicien et artiste sonore, né à Milan en 1973,
vit et travaille à Berlin. Son travail est basé sur la musicalité de la voix,
du langage et des langues, oscillant entre art radiophonique,
art sonore et musique expérimentale.
en savoir plus sur Alessandro Bosetti…
Yannick Dauby "Wa jie meng xun"
né en 1974 dans les Alpes-Maritimes, vit et travaille à Taiwan
depuis 2007. Ses matériaux favoris sont les enregistrements sonores
de l’environnement (phonographies). Il s’intéresse particulièrement
aux interactions des mondes sonores animaux et humains.
en savoir plus sur Yannick Dauby…
Charles Pennequin "Tout pétarade"
poète, né en 1965 à Cambrai, vit et travaille à Lille. Remarquable lecteur
de ses textes à l’occasion de nombreuses interventions performatives,
il explore avec son travail les voies de la création moderne.
en savoir plus sur Charles Pennequin…
Cette soirée sera aussi l?occasion pour le lancement du vinyle
Les chiens de la casse de Charles Pennequin.
vernissage de l'exposition - Une pose entre deux gestes, Zhu Hong et la collection du Frac Franche-Comté (vernissage)
date : le 13/01/2012
lieu(x) et coordonnées
- Chapelle de l'Hôtel de Ville
rue Paul-Morel
Vesoul
horaire(s) : 18h30 - Entrée libre
description :
Dans le prolongement de la résidence Amalgame qui s’est tenue à Villers sur Port de mai à septembre 2011, Zhu Hong est invitée à puiser dans la collection du Frac Franche Comté. Elle choisit de faire dialoguer une partie de sa production dessinée avec des œuvres de Stephan Balkenhol, Helen Frik, Bernard Moninot, Boris Lejeune, Sigurdur Árni Sigurdsson.
L’art du dessin de Zhu Hong est une adresse à l’attention. Qu’il vienne du crayon ou de l’encre de chine diluée, le gris très clair conduit nécessairement le regard à se poser pour chercher la figure, distinguer les nuances. Les teintes très proches créent un voile à travers lequel il faut déceler ce qui potentiellement se cache. La forme se découvre, et avec elle le temps, l’Histoire et les histoires. Habituellement, Zhu Hong s’approprie, pour les faire siens, des objets chargés d’une temporalité telles les œuvres des musées anciens. Dans la collection du Frac, le choix s’opère par analogies de sujets quand le Petit nu (1993) de Balkenhol rencontre ses propres nus (D’après Adam et Eve et D’après Working with Borges, 2009) ; par correspondances de technique quand Moninot dessine avec de la poudre de graphite, même si c’est le souffle plus que la main qui maîtrise le trait (Les tours de poussière N°I, 1987). Le choix est aussi celui très subjectif, guidé par son goût pour l’étrangeté, du lapin de Sigurdsson (Diplomatie, 1996) ou les personnages d’Helen Frik (Soft option et Sweden, 1998) qui deviennent des acteurs improbables d’une scène qui se joue sur un fond automnal aux faux airs de paysage traditionnel chinois (Boris Lejeune, Grand champ, roues de paille, 1984).
Pour s’inscrire dans ce lieu particulièrement présent que constitue la Chapelle avec ses colonnes et moulures, Zhu Hong fait le choix du diaphane alors qu’elle aurait pu imposer sa présence visuellement vis-à-vis de sculptures, qui, a contrario, marquent fortement l’espace. Ainsi il en va du Petit nu bien campé sur son socle imposant et qui agit dans l’espace laissé vacant entre deux grands dessins flanqués sur les murs. Zhu Hong instille un dialogue entre sa réalité d’une sculpture représentée en deux dimensions et la sculpture de Balkenhol qui, elle, conserve un « caractère physique concret ». L’œuvre en question, intitulée De l’ange au lion, représente les extrémités du gisant non moins imposant du tombeau de Philippe le Hardi, chef d’œuvre de la statuaire gothique visible au Musée des beaux arts de Dijon. Ce retrait par rapport au lieu d’exposition n’est pourtant pas une façon de rester dans l’ombre comme ce lapin caché sous une petite planche de bois (Sigurdsson). L’ombre occulte le regard de l’animal, à l’instar de la tache qui occulte certaines parties des dessins de Zhu Hong. Entre ombre et lumière, s’esquisse une analogie chez les deux artistes. Apparence et apparition pour Sigurdsson, apparition et disparition pour Zhu Hong. Cette incertitude se retrouve chez Moninot qui utilise l’ombre, portée cette fois-ci, pour faire apparaître des architectures d’acier, dont il ne détermine pas le statut : entre l’image, l’objet physique, son ombre et sa projection.
L’incongruité et l’imaginaire sont aussi convoqués par l’entremise d’Helen Frik dont le personnage adipeux, sorte de Bibendum miniature et glouton, dévore la surface devant lui où encore a maille à partir avec un tas de laine rose (!) Absurde sûrement, mélancolique et poétique, lit-on souvent de l’art de Frik. Petites figures drolatiques dont on ne sait pourquoi elles se démènent. Cette interrogation est prise telle quelle par Zhu Hong comme pour rappeler que son art est toujours figuratif, même si la figure disparaît souvent… dans la fragmentation. Les œuvres Hirosugi, Gruban ou Althus qui forment la série de dessins sur bois de chêne (Bloc, 2009), sont en cela emblématiques d’une attention portée au morceau. Ces détails d’affiches d’expositions nous livrent une information forcément parcellaire et recomposée qui ouvre un espace vers le récit. Cette ouverture est cependant toujours dominée par le trait calculé et maîtrisé à force de répétition, de redondance pour construire la représentation. C’est une hachure constante mais discrète qui s’oppose aux coups de gouges de Balkenhol et à la terre cuite de Lejeune dont la sculpture tellurique se situe à cent lieux d’un art léger du trait. Et pourtant, ce paysage, aux arbres de bronze fragiles bien ancrés dans la terre ferme qui se découpent délicatement dans l’espace, possède la grâce et la poésie : un terrain fertile pour l’ensemble des personnages qui peuplent l’exposition.
Bertrand Charles
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cinéma - séance spéciale : Louidgi Beltrame (séance spéciale)
date : le 25/01/2012
lieu(x) et coordonnées
- Petit Kursaal
2, place du Théâtre
Besançon
horaire(s) : de 18h à 20h - entrée libre
description :
Projections suivies d'une rencontre avec l'artiste.
Gunkanjima, 2010 / 33'
Energodar, 2010 / 37'
Depuis plusieurs années Louidgi Beltrame parcourt le monde, afin de réaliser des films interrogeant des lieux de mémoire de la modernité.
Située au large de Nagasaki au Japon, l’île de Gunkanjima est une colonie minière abandonnée depuis 1974. L’île rassemble aujourd’hui les vestiges archéologiques de l’architecture moderne japonaise. Ces formes vides sont néanmoins habitées par des histoires stratifiées - celles des conditions de production, des idéologies qui ont motivé ces chantiers et des hommes qui les ont bâtis et exploités.
Le film Energodar – le don de l’énergie en russe – est une traversée des Atomgrads ukrainiennes. Ces villes satellites des centrales nucléaires furent planifiées sur le modèle de Prypiat-atomgrad de la centrale de Tchernobyl.
Entre documentaire et science-fiction, ce film, constitué d’un montage de plans fixes d’observation, agence lectures d’archives, récit personnel et musique rock soviet.
Louidgi Beltrame est né à Marseille en 1971, et vit à Paris.
Son travail est exposé régulièrement à Paris (Palais de Tokyo, Le Plateau, Centre Georges Pompidou…) et projeté dans
des festivals internationaux (Rotterdam, Locarno, Barcelona, Nigata, Marseille…).
en savoir plus sur Louidgi Beltrame…
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Le Fonds régional d’art contemporain de Franche-Comté et l’École régionale des Beaux-Arts de Besançon organisent un cycle de projections d’œuvres vidéo et/ou cinématographiques d’artistes contemporains.
Qu’il soit un moyen utilisé ponctuellement ou qu’il constitue le medium unique dans le travail d’un artiste, le film, envisagé dans sa plus grande diversité (cinéma expérimental, documentaire, fiction…), occupe une large place depuis les années 60 dans la création artistique contemporaine.
Ces soirées sont consacrées à la présentation par l’artiste invité d’un ou plusieurs films dont il est l’auteur. Pour les spectateurs, ces séances sont l’occasion d’une rencontre privilégiée avec des créateurs reconnus sur la scène de l’art contemporain. Programmés tout au long de la saison 2011-2012, ces rendez-vous permettent de découvrir ou redécouvrir l’univers d’artistes dont certains sont représentés dans la collection du Frac Franche-Comté.
La programmation de ce troisième cycle a été réalisée conjointement par Sylvie Zavatta, directrice du Frac Franche-Comté, et Philippe Terrier-Hermann, professeur de vidéo et photographie à l’Erba Besançon.
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cinéma - séance spéciale : Melvil Poupaud (séance spéciale)
date : le 08/02/2012
lieu(x) et coordonnées
- Petit Kursaal
2, place du Théâtre
Besançon
horaire(s) : de 18h à 20h - entrée libre
description :
Projections suivies d'une rencontre avec l'artiste.
Dès son plus jeune âge, avec son premier cachet d’acteur, Melvil Poupaud à acheté une caméra afin de réaliser seul divers courts-métrages dans lesquels il joue, et qu’il scénarise, dirige, et monte. Il autoproduit, en marge d’une belle carrière d’acteur, des fictions inspirées par ses expériences professionnelles et personnelles, entre cinéma d’épouvante, road movie existentiel, contes fantastiques et comédies immorales. Cette production alternative a fait l’objet de présentations dans des musées
et galeries d’art. Son premier long métrage Melvil a été présenté au Festival de Cannes en 2006.
Melvil Poupaud a commencé à jouer au cinéma à l’age
de 10 ans avec le célèbre réalisateur chilien disparu en 2011,
Raul Ruiz. Depuis il a tourné avec un nombre important
de réalisateurs prestigieux comme Rohmer, Doillon, Ivory,
Jacquot, Ozon, Desplechin et Zoé Cassavetes. Il tourne actuellement
dans le prochain film de Xavier Dolan. Cette année il a écrit
son premier livre, une enquête sur lui-même dans laquelle
il aborde notamment ses souvenirs de cinéma : Quel est Mon noM ? aux éditions Stock.
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Le Fonds régional d’art contemporain de Franche-Comté et l’École régionale des Beaux-Arts de Besançon organisent un cycle de projections d’œuvres vidéo et/ou cinématographiques d’artistes contemporains.
Qu’il soit un moyen utilisé ponctuellement ou qu’il constitue le medium unique dans le travail d’un artiste, le film, envisagé dans sa plus grande diversité (cinéma expérimental, documentaire, fiction…), occupe une large place depuis les années 60 dans la création artistique contemporaine.
Ces soirées sont consacrées à la présentation par l’artiste invité d’un ou plusieurs films dont il est l’auteur. Pour les spectateurs, ces séances sont l’occasion d’une rencontre privilégiée avec des créateurs reconnus sur la scène de l’art contemporain. Programmés tout au long de la saison 2011-2012, ces rendez-vous permettent de découvrir ou redécouvrir l’univers d’artistes dont certains sont représentés dans la collection du Frac Franche-Comté.
La programmation de ce troisième cycle a été réalisée conjointement par Sylvie Zavatta, directrice du Frac Franche-Comté, et Philippe Terrier-Hermann, professeur de vidéo et photographie à l’Erba Besançon.
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concert, Richard Glover (concert)
date : le 10/02/2012
lieu(x) et coordonnées
- Petit théâtre de l’Espace
Place de l’Europe
Besancon
horaire(s) : 20h30 - entrée libre
description :
Le Fonds régional d’art contemporain de Franche-Comté propose un concert du jeune compositeur Richard Glover, en partenariat avec le Quai-Ecole Supérieure d’Art de Mulhouse.
Richard Glover (né en 1981 à Lichfield, UK) est un compositeur anglais, chercheur et enseignant en composition et technologie musicale. Après avoir étudié les musiques électroniques, il mène actuellement des recherches sur la composition, la perception et la cognition des musiques de tons soutenus (bourdon/drone).
Base de beaucoup de musiques modales et traditionnelles et fortement considérée par les compositeurs minimalistes américains comme Steve Reich, La Monte Young et Phill Niblock, la musique de tons soutenus représente pour Richard Glover la base de la musique. Elle fournit une expérience unique où les attentes, l’imagination de l’auditeur ainsi que la temporalité d’écoute sont flexibles et entièrement individuelles.
Lors de ce concert proposé par le Frac Franche-Comté, Richard Glover présentera une de ses dernières compositions dans laquelle les jeux des musiciens oscillent entre indépendances et interactions, une création où chaque spectateur crée sa propre expérience d’écoute. Pour cette représentation, sa pièce sera interprétée par des étudiants de Sonic, master en art sonores du Quai-Ecole Supérieure d’Art de Mulhouse, et du Conservatoire de Strasbourg.
Les compositions de Richard Glover ont été présentées à l’occasion de nombreux festival dans le monde, et plus récemment à : Composers Kitchen (Montreal), Ergodos Festival (Dublin), Seoul Computer Music Festival, MicroFest (Surrey) and Projektatelier Staab (Cologne). Sa musique a été interpretée par Rolf Hind et David Alberman, Quator Bozzini, Psappha, Smith Quartet, Scottish Ensemble, Jack Quartet, Goldberg Ensemble, Gemini, Apollo Saxophone Quartet…
en savoir plus sur Richard Glover…
séance spéciale : Ulla Von Brandenburg (séance spéciale)
date : le 14/03/2012
lieu(x) et coordonnées
- Petit Kursaal
2, place du Théâtre
Besançon
horaire(s) : de 18h à 20h - entrée libre
description :
Projections suivies d'une rencontre avec l'artiste :
The Objects, 2009 / 5’37’’
Singspiel, 2009 / 14’34’’
Chorspiel, 2010 / 10’35’’.
« Adepte de trompe l’oeil, d’illusions et de mystères, Ulla von Brandenburg développe une imagerie chorégraphique qui croise psychanalyse, condition sociale et parapsychologie.
Inspirée par l’histoire de l’art, la commedia dell’arte et le théâtre, l’artiste crée tableaux
vivants, installations, dessins, films et journaux, qui analysent le monde actuel par le biais de références à l’Europe fin de siècle. »
Daria Joubert
Dans
The Objects, Ulla von Brandenburg explore le thème du tableau vivant et rejette la présence de l’humain, qui disparaît totalement pour laisser sa place à des objets prenant vie peu à peu à l’approche de la caméra.
L’installation cinématographique Singspiel, un drame musical en noir et blanc, presque sans histoire, au rythme lent, a été tournée dans la Villa Savoye de Le Corbusier.
Chorspiel, une vidéo en quatre actes proche de l’opéra, fait se rencontrer l’absurde d’un Beckett, l’inconscient et les liens entre générations.
Ulla von Brandenburg est née en 1974 à Karlsruhe. Elle vit à Paris. Elle a exposé notamment au Palais de Tokyo, au Plateau, à la Kunsthalle de Zurich, à Art 39 à Bâle et plus récemment au Magasin à Grenoble et à la Bonniers Konsthall de Stocholm.
en savoir plus sur Ulla Von Brandenburg…
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Le Fonds régional d’art contemporain de Franche-Comté et l’École régionale des Beaux-Arts de Besançon organisent un cycle de projections d’œuvres vidéo et/ou cinématographiques d’artistes contemporains.
Qu’il soit un moyen utilisé ponctuellement ou qu’il constitue le medium unique dans le travail d’un artiste, le film, envisagé dans sa plus grande diversité (cinéma expérimental, documentaire, fiction…), occupe une large place depuis les années 60 dans la création artistique contemporaine.
Ces soirées sont consacrées à la présentation par l’artiste invité d’un ou plusieurs films dont il est l’auteur. Pour les spectateurs, ces séances sont l’occasion d’une rencontre privilégiée avec des créateurs reconnus sur la scène de l’art contemporain. Programmés tout au long de la saison 2011-2012, ces rendez-vous permettent de découvrir ou redécouvrir l’univers d’artistes dont certains sont représentés dans la collection du Frac Franche-Comté.
La programmation de ce troisième cycle a été réalisée conjointement par Sylvie Zavatta, directrice du Frac Franche-Comté, et Philippe Terrier-Hermann, professeur de vidéo et photographie à l’Erba Besançon.
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conférence de Laurent Buffet - « Parcours de l’itinérance » (conférence)
date : le 03/04/2012
lieu(x) et coordonnées
- Cité des Arts
avenue Gaulard
Besançon
horaire(s) : 18h, entrée gratuite dans la limite des places disponibles
description :
Engagées dans les années 1950 par les dérives urbaines que l'Internationale Lettriste envisage
comme une forme de dépassement de l'art, les pratiques itinérantes occupent une place croissante
dans l'art des années 1960 et 1970, à travers certaines démarches conceptuelles (André Cadere,
Stanley Brown, On Kawara), fluxus (Robert Filliou, Allan Kaprow, Wolf Wostell) ou relatives à
diverses formes d'intervention dans l'espace naturel (Richard Long, Hamish Fulton, herman de
vries, Robert Smithson), pour se prolonger aujourd'hui encore dans le travail d'artistes aussi variés
que Sophie Calle, Janet Cardiff, Francis Alÿs, Simon Starling et bien d'autres.
L’objet de cette conférence est de repérer les origines et de dégager les enjeux théoriques de cette
pratique du déplacement dans l’art contemporain, afin d’aborder le travail respectif, puis le
protocole commun dans le cadre du projet Les trois huit, de trois artistes itinérants : Neal Beggs,
Jean-Christophe Norman et Laurent Tixador.
Laurent Buffet est critique d’art. Il enseigne la philosophie à l’Ecole Supérieure d‘Arts et Médias de
Caen/Cherbourg. Il a soutenu en 2009, à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, une thèse de
doctorat sur Les pratiques itinérantes dans la littérature et l’art contemporains dont il prépare la
publication. Il a récemment signé des textes dans les revues Pratiques, Art press, Mobile et la
Nouvelle revue d’esthétique. Il participe au catalogue, publié par les Frac du Grand Est (Alsace,
Bourgogne, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Lorraine), intitulé Les circonstances du hasard,
sur le travail de Jean-Christophe Norman.
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séance spéciale : Jimmy Robert (séance spéciale)
date : le 18/04/2012
lieu(x) et coordonnées
- Petit Kursaal
2, place du Théâtre
Besançon
horaire(s) : de 18h à 20h - entrée gratuite dans la limite des places disponibles
description :
Projections suivies d'une rencontre avec l'artiste :
French film, 2000 / 10’
Emma / Mystique, 2003 / 5’
Chartham Court, 2002 / 6’
Consensus rouge-noir, 2010 / 20’, projection et texte lu en live par l’artiste
« Le travail de Jimmy Robert se déploie à travers une grande diversité de médias comme la photographie, le collage, les objets, le livre d’artiste, le film et la performance. Il interroge la relation entre l’objet et son image en accordant une grande importance aux surfaces et à leurs dynamiques.
La question de la représentation des identités et des genres est centrale dans ses recherches qui utilisent une grande variété de références qui vont de la littérature, au cinéma, à l’art et à la musique. Très influencé par le Nouveau Roman et plus particulièrement par les nouvelles de Marguerite Duras, Jimmy Robert aime brouiller les possibles significations de son travail.
Il en résulte de subtiles transitions de l’espace à la surface, de l’image au concept et du texte à l’idée. Ces transformations de l’espace au contenu sont toujours en relation avec le corps même de l’artiste. » Vivian Rehberg
Jimmy Robert, qui est né en Guadeloupe en 1975 et vit à Bruxelles, a étudié au Goldsmiths College de Londres et à la Rijksakademie à Amsterdam. Il a exposé dans de nombreuses institutions et récemment au Wiels à Bruxelles, au CCS Bard à New York, à la galerie Diana Stigter à Amsterdam.
Pour 2012, il prépare une exposition pour l’espace satellite du Jeu de paume ainsi qu’au Musée d’art contemporain de Chicago.
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Prochaine séance spéciale :
23 mai 2012: Ange Leccia
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Le Fonds régional d’art contemporain de Franche-Comté et l’Institut Supérieure des Beaux-Arts de Besançon organisent un cycle de projections d’œuvres vidéo et/ou cinématographiques d’artistes contemporains.
Qu’il soit un moyen utilisé ponctuellement ou qu’il constitue le medium unique dans le travail d’un artiste, le film, envisagé dans sa plus grande diversité (cinéma expérimental, documentaire, fiction…), occupe une large place depuis les années 60 dans la création artistique contemporaine.
Ces soirées sont consacrées à la présentation par l’artiste invité d’un ou plusieurs films dont il est l’auteur. Pour les spectateurs, ces séances sont l’occasion d’une rencontre privilégiée avec des créateurs reconnus sur la scène de l’art contemporain. Programmés tout au long de la saison 2011-2012, ces rendez-vous permettent de découvrir ou redécouvrir l’univers d’artistes dont certains sont représentés dans la collection du Frac Franche-Comté.
La programmation de ce troisième cycle a été réalisée conjointement par Sylvie Zavatta, directrice du Frac Franche-Comté, et Philippe Terrier-Hermann, professeur de vidéo et photographie à l’Isba Besançon.
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« les trois huit » : Neal Beggs, Jean-Christophe Norman, Laurent Tixador (performance)
date : du 06/05/2012 au 13/05/2012
lieu(x) et coordonnées
horaire(s) : 24/24
description :
Dans le cadre d’une série d’interventions artistiques dans l’espace public, le Frac Franche-Comté invite les artistes Neal Beggs, Jean-Christophe Norman et Laurent Tixador. Ceux-ci proposent de réaliser une marche continue durant une semaine entière dans Besançon et ses environs en se relayant au rythme des trois-huit : huit heures de marche, huit heures d’astreinte, huit heures de sommeil. Les artistes vont ainsi soumettre leurs corps à des épreuves intenses et transformer la ville et ses alentours en un terrain d'aventure et d'acharnement.
Ce projet rejoint par sa dimension performative et par l’effort soutenu qu’il suppose la notion de travail et de labeur qu’il sublime, mais aussi le dépassement de soi auquel tend le sportif. Il s’inscrit dans l’espace public qu’il transforme en lieu d’art.
Le public est invité à suivre le projet au travers du blog proposé et actualisé tout au long de la performance par les artistes, avec des photos, vidéos et autres documents qui relatent leurs expériences.
Rendez-vous à partir du 6 mai :
lestroishuit.wordpress.com
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séance spéciale : Ange Leccia (séance spéciale)
date : le 23/05/2012
lieu(x) et coordonnées
- Petit Kursaal
2, place du Théâtre
Besançon
horaire(s) : de 18h à 20h - entrée gratuite dans la limite des places disponibles
description :
Séance spéciale de l'association des Amis du Frac Franche-Comté.
Projections suivies d'une rencontre avec l'artiste :
Nuit bleue, 2011 / 86'
« Celui qui n’accepte pas de se laisser égarer n’empruntera jamais que des chemins déjà tracés : il risquera de manquer celui qui le concernerait en propre. À moins qu’il ne sabote tous les chemins, les coupe et les embrouille. » Jean-Toussaint Desanti
Réalisé par l’artiste corse Ange Leccia, Nuit bleue raconte l’histoire d’une jeune femme, Antonia, qui revient sur son île natale, à la suite de la disparition en mer de l’un des siens. Elle est ballotée entre son ancien amour Ettore et Alexandre, un jeune homme mutique et lumineux.
Cet ancrage dans le milieu masculin du nationalisme armé est le prétexte à une dérive dans les paysages du Cap Corse qui devient un personnage à part entière.
Né le 19 avril 1952 à Minerviu, en Corse, Ange Leccia entame dans les années 1980 une pratique de la photographie et de la vidéo.
Usant fréquemment de la référence au cinéma, il lui emprunte son vocabulaire : lumière, temps, espace sont les matières premières de ses films. Il bénéficie, au début de sa carrière, d’une résidence
à la Villa Medicis à Rome, puis devient un des premiers pensionnaires de la Villa Kujoyama à Kyoto. Il a exposé, entre autres, au Guggenheim de New York et au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris.
Depuis plusieurs années, Ange Leccia se consacre plus spécifiquement au cinéma, avec notamment Ile de beauté (1996) et Gold (2001), co-réalisés avec Dominique Gonzalez-Foerster, et la sortie
de son long-métrage Azé en 2003 (réalisé en 1999). Engagé dans la pédagogie artistique, il dirige actuellement le Pavillon, laboratoire de création du Palais de Tokyo.
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Le Fonds régional d’art contemporain de Franche-Comté et l’Institut Supérieure des Beaux-Arts de Besançon organisent un cycle de projections d’œuvres vidéo et/ou cinématographiques d’artistes contemporains.
Qu’il soit un moyen utilisé ponctuellement ou qu’il constitue le medium unique dans le travail d’un artiste, le film, envisagé dans sa plus grande diversité (cinéma expérimental, documentaire, fiction…), occupe une large place depuis les années 60 dans la création artistique contemporaine.
Ces soirées sont consacrées à la présentation par l’artiste invité d’un ou plusieurs films dont il est l’auteur. Pour les spectateurs, ces séances sont l’occasion d’une rencontre privilégiée avec des créateurs reconnus sur la scène de l’art contemporain. Programmés tout au long de la saison 2011-2012, ces rendez-vous permettent de découvrir ou redécouvrir l’univers d’artistes dont certains sont représentés dans la collection du Frac Franche-Comté.
La programmation de ce troisième cycle a été réalisée conjointement par Sylvie Zavatta, directrice du Frac Franche-Comté, et Philippe Terrier-Hermann, professeur de vidéo et photographie à l’Isba Besançon.